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Le PS face à ses choix d’alliances à la veille du second tour

À quelques heures de l’échéance, le Parti socialiste, partenaire de La France insoumise dans de nombreuses communes, fait l’objet de vives critiques. La configuration des duels dans les grandes villes se précise.
Les candidats disposent jusqu’à ce mardi soir pour officialiser leurs listes en vue du second tour des élections municipales. Les principales alliances sont désormais connues, dessinant une carte électorale contrastée. Le Parti socialiste, qui a multiplié les rapprochements avec La France insoumise sur le territoire, se trouve au centre des attaques de ses adversaires politiques.
La direction du PS rejette l’idée d’un quelconque accord national avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Son premier secrétaire, Olivier Faure, a défendu lundi les décisions locales, soulignant que les programmes communs ne contenaient, selon lui, aucun élément discriminatoire ou antisémite. Il a également insisté sur la distinction à opérer entre les cadres nationaux du parti et les figures insoumises de terrain. Cette stratégie d’union à géométrie variable place la formation dans une position délicate, tiraillée entre la nécessité de rassembler à gauche et la défense de ses propres positions.
Ces alliances ont provoqué une levée de boucliers à droite et au centre. Le président de Renaissance, Gabriel Attal, a dénoncé une entente dépassant le cadre local. Du côté des Républicains, Bruno Retailleau a évoqué une forme de déshonneur, tandis que Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a fustigé ce qu’elle perçoit comme une hypocrisie motivée par la conservation des mandats.
Le paysage électoral des grandes métropoles offre un panorama diversifié. Lyon s’oriente vers un duel entre le maire sortant écologiste, qui a reçu le soutien de LFI, et son challenger de droite et du centre. Bordeaux devrait connaître une triangulaire rassemblant l’écologiste sortant, un député de la majorité présidentielle et un universitaire. À Strasbourg, l’écologiste sortante, alliée à LFI, affrontera une candidate socialiste et une liste de droite.
Paris et Marseille constituent des exceptions notables. Dans ces deux villes, les socialistes, en position favorable, ont refusé toute alliance avec La France insoumise. Ils devront composer avec la présence de listes insoumises, susceptibles de fragmenter l’électorat de gauche, face à des candidats de droite et d’extrême droite. À Paris, l’incertitude demeure quant au maintien de la candidate de Reconquête, dont la décision pourrait influencer l’issue du scrutin. À Lille, le PS et les écologistes ont conclu un accord pour faire barrage à LFI, isolée, dans une quadrangulaire qui inclut également des listes de la majorité présidentielle et du Rassemblement national.

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