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Le Pakistan tente une médiation de l’ombre alors que l’Iran promet une riposte dévastatrice
Entre menaces apocalyptiques et frappes ciblées, la région du Golfe retient son souffle. Le Pakistan appelle à une reprise des discussions, tandis que…


Entre menaces apocalyptiques et frappes ciblées, la région du Golfe retient son souffle. Le Pakistan appelle à une reprise des discussions, tandis que Téhéran prévient qu’il rasera toutes les infrastructures régionales si ses propres sites sont touchés.
Les tensions entre l’Iran et les États-Unis atteignent un nouveau palier. Jeudi, l’état-major iranien a publié un communiqué glaçant en riposte aux menaces de Donald Trump. Le président américain avait affirmé qu’il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran si Téhéran refusait de négocier. La réponse iranienne ne s’est pas fait attendre. Les militaires promettent d’écraser sous des « coups d’acier » toutes les infrastructures de la région, jusqu’à ce qu’il n’en reste « aucune trace ». Une menace qui vise implicitement les alliés américains du Golfe et les bases militaires étrangères.
Dans la foulée, l’armée iranienne a revendiqué des attaques de drones contre des installations américaines au Koweït et à Bahreïn. Des systèmes radar, un Patriot et des réserves de carburant auraient été visés sur la base Ali al-Salem au Koweït, ainsi que des sites militaires à Cheikh Isa à Bahreïn. De son côté, la Jordanie a annoncé avoir intercepté huit missiles iraniens qui se dirigeaient vers son territoire, sans faire de victimes ni de dégâts. La chaîne d’état iranienne affirmait pourtant que des installations américaines en Jordanie étaient dans le viseur. Les États-Unis, eux, ont mené une série de frappes nocturnes contre l’Iran dans la nuit précédente.
Face à cette escalade, le Pakistan tente de jouer les médiateurs. Islamabad a exhorté jeudi les deux camps à cesser les hostilités et à reprendre les négociations. Ces pourparlers étaient prévus dans le cadre d’un protocole d’accord signé en juin, avec la médiation pakistanaise. La diplomatie pakistanaise insiste sur l’urgence de restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite normalement un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié mondiaux, est de nouveau paralysé. Conséquence directe les cours du brut grimpent légèrement. Le baril de Brent atteint 85,30 dollars et le WTI américain monte à 80,13 dollars.
Parallèlement, Washington vient d’approuver une vente d’armes de près de deux milliards de dollars à l’Arabie saoudite. Le Département d’État justifie cette décision par la nécessité de renforcer la sécurité d’un allié clé. Un geste qui risque d’attiser encore plus les tensions avec Téhéran. Dans ce contexte explosif, une lueur d’espoir est venue de la libération d’une citoyenne américaine bloquée en Iran depuis décembre 2024. Donald Trump a salué ce « geste de bonne volonté » de la part des autorités iraniennes. Pendant ce temps, le chef de la diplomatie iranienne s’est rendu au Qatar, pays également médiateur, pour une visite protocolaire en pleine crise.
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