Faits Divers
Macron à Fontainebleau pour soutenir les pompiers après une nuit calme mais sous tension
Le président se rend sur le terrain pour remercier les équipes, alors que le feu n’est pas encore éteint et que des questions politiques et judiciaires…


Le président se rend sur le terrain pour remercier les équipes, alors que le feu n’est pas encore éteint et que des questions politiques et judiciaires émergent.
Emmanuel Macron est arrivé en fin de matinée dans la forêt de Fontainebleau. Il vient soutenir les acteurs mobilisés contre les incendies qui ont dévasté 2 000 hectares depuis dimanche. La nuit a été calme, avec une activité moindre que la veille, mais le feu reste sous contrôle sans être totalement maîtrisé. Le chef de l’État doit rencontrer les élus et les équipes au poste de commandement de Noisy-sur-École. Selon l’Élysée, il les remerciera pour leur mobilisation et réaffirmera l’engagement de l’État face à une saison exceptionnellement intense.
Près d’un millier de pompiers luttent sans relâche. Ils doivent composer avec un sol fait de tourbe et de sable, où le feu peut repartir à la moindre braise. Chaque souche est inspectée, noyée par des largages aériens ou retournée à la bêche. Un travail minutieux et épuisant, qui nécessite des renforts. Ce jeudi, 120 militaires du génie venus de l’Est de la France arrivent en appui. Ils sont habitués à préparer le terrain et les infrastructures, un atout précieux pour venir à bout des derniers foyers.
Sur place, les élus réclament un soutien durable. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a lancé un appel à Macron pour une grande initiative nationale de régénération de la forêt, comme après l’incendie de Notre-Dame. Elle parle de « poumon vert » de la région et de joyau de biodiversité. Béatrice Rucheton, vice-présidente du département, attend du président l’assurance d’un soutien dans la durée, car une reprise n’est jamais exclue. L’autre question urgente est la réouverture de l’autoroute A6, bloquée par les flammes.
La polémique politique n’épargne pas la crise. Le Rassemblement national et La France insoumise accusent le gouvernement d’avoir annulé en 2024 une commande de deux Canadair, des avions essentiels pour attaquer les incendies massivement. En parallèle, la justice avance. Un pompier volontaire de 18 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour un départ de feu présumé. Il a d’abord avoué, puis est revenu sur ses déclarations. Un autre jeune de 18 ans a reconnu avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette. Un quadragénaire, suspecté d’avoir voulu provoquer un incendie, a été interpellé avec des journaux froissés et un briquet dans sa voiture. Une série d’affaires qui n’éteint pas les flammes de l’inquiétude.
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