Europe
Le Hezbollah accepte une trêve avec Israël sous l impulsion américaine
L organisation chiite libanaise a donné son feu vert à une proposition des États-Unis prévoyant un arrêt réciproque des attaques avec Israël. Une annonce qui intervient alors que les combats continuent et que des milliers de civils fuient la banlieue sud de Beyrouth.
Lundi, les autorités libanaises ont confirmé que le Hezbollah avait dit oui à un plan américain. Ce plan prévoit que les frappes israéliennes sur Dahiyeh, le quartier général du mouvement chiite, cessent. En échange, le Hezbollah s engage à ne plus lancer d attaques contre Israël. L accord doit ensuite s étendre à tout le territoire libanais. C est l ambassade du Liban aux États-Unis qui a communiqué l information, via la présidence libanaise. Peu avant, Donald Trump avait affirmé sur son réseau que Benjamin Netanyahu et le Hezbollah s étaient engagés à l apaisement. Le président américain a même parlé d un échange direct avec le Hezbollah via des intermédiaires.
Mais dans la foulée, le Premier ministre israélien a mis en garde. Il a prévenu que son armée frapperait Beyrouth si le Hezbollah visait des cibles israéliennes. Et il a ajouté que l offensive dans le sud du Liban se poursuivrait comme prévu. Dans la matinée, il avait ordonné des frappes sur la banlieue sud, accusant le Hezbollah de violer le cessez-le-feu. L armée israélienne a appelé les civils à évacuer cette zone densément peuplée. Résultat des centaines de familles ont fui à pied, à moto ou en voiture, chargeant leurs affaires à la hâte. Un jeune employé de 24 ans, qui était rentré chez lui après la trêve, a raconté la panique générale. Les rues se sont vidées, les magasins ont fermé.
De son côté, l Iran a menacé d ouvrir de nouveaux fronts si Israël franchissait des lignes rouges. Téhéran lie tout accord de paix au Moyen-Orient à un cessez-le-feu au Liban. Pendant ce temps, les hostilités continuent. Le Hezbollah a revendiqué des tirs de missiles vers le nord d Israël. L armée israélienne a frappé plus de 40 localités dans le sud du Liban, notamment près d un hôpital à Tyr, provoquant des dégâts et des blessés. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une agression féroce, mais il a maintenu que les négociations avec Israël, qui doivent reprendre à Washington, restent la seule issue. Depuis le début du conflit en mars, plus de 3 400 personnes ont été tuées au Liban et plus d un million déplacées. Côté israélien, 26 morts sont à déplorer. L armée israélienne a aussi pris dimanche la forteresse de Beaufort, un lieu symbolique qu elle avait quitté en 2000. L Union européenne et l ONU se disent très inquiètes de l escalade en cours.
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