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Le cinéaste Christophe Ruggia face à la justice pour des faits remontant à la minorité d’Adèle Haenel

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_**La cour d’appel de Paris doit se prononcer ce vendredi sur le sort du réalisateur, poursuivi pour des agressions sexuelles présumées sur l’actrice alors qu’elle était adolescente. La défense maintient une version radicalement opposée aux accusations.**_

L’instance judiciaire doit rendre son verdict après des réquisitions de trois années d’emprisonnement sans aménagement. Le metteur en scène, âgé de soixante et un ans, avait initialement écopé de quatre ans de privation de liberté, dont deux assortis du port d’un bracelet électronique, lors d’un premier procès en février 2025. Il avait immédiatement fait appel de cette condamnation.

Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2001 et 2004. Ils concernent des attouchements allégués lors de rencontres régulières au domicile parisien de l’intéressé, dans le prolongement du tournage du film « Les Diables ». C’est à cette occasion que le cinéaste, alors âgé de trente-huit ans, avait confié à la jeune fille de douze ans son premier rôle à l’écran.

Lors des débats en janvier, l’avocat général avait tenu à contextualiser l’affaire pour la cour. Il a souligné que, malgré le cadre particulier du milieu cinématographique, les mécanismes à l’œuvre étaient, selon lui, identiques à ceux observés dans de nombreuses autres affaires impliquant des mineurs. La procédure, révélée par une enquête de presse en 2019, avait nécessité deux audiences en appel, la première en décembre ayant dû être prolongée.

À la barre, l’accusé a réitéré avec force ses dénégations. Il s’est défini comme un mentor culturel pour une débutante passionnée, évoquant des discussions autour de films, de livres et de projets. Il a catégoriquement nié tout geste déplacé, affirmant que de tels actes auraient mis un terme immédiat à leur relation et à sa propre estime de soi.

De son côté, l’actrice a décrit, avec une émotion palpable, des séances de caresses insistantes et non désirées durant cette période. Elle a évoqué devant les magistrats une blessure profonde et durable, une image de soi « complètement détruite » depuis l’enfance, ainsi que la honte persistante qui en découle. Récompensée à deux reprises par la profession, elle s’est depuis éloignée du cinéma commercial après son rôle dans « Portrait de la jeune fille en feu » pour se consacrer au théâtre et à des engagements militants.

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