Société
Le chef du gouvernement fustige la stratégie socialiste à la veille du vote crucial


François Bayrou estime que la position du Parti socialiste manque singulièrement de logique, alors que ce dernier envisage de renverser l’exécutif tout en sollicitant son soutien pour gouverner ensuite.
Le Premier ministre a vivement critiqué ce qu’il perçoit comme une incohérence stratégique de la part des socialistes. Interrogé sur les ondes de BFMTV/RMC, il s’est demandé comment un parti pouvait simultanément chercher à provoquer la chute du gouvernement et espérer bénéficier de son appui par la suite. Une contradiction qui, selon lui, relève de l’illogisme pur.
Il a particulièrement visé Olivier Faure, premier secrétaire du PS, dont les ambitions affichées pour Matignon s’accommodent mal, selon Bayrou, d’une telle approche. Le leader centriste a souligné les risques d’une telle démarche, tout en rappelant que lui-même demeurerait, quoi qu’il advienne, une figure centrale du bloc parlementaire modéré.
Les socialistes, dépourvus de majorité absolue, misent sur une nomination d’un Premier ministre de gauche par le chef de l’État et promettent de gouverner sans recourir au 49.3, ce qui impliquerait nécessairement des concessions avec les forces centristes. Une perspective que Bayrou accueille avec un scepticisme non dissimulé.
Aucune avancée tangible n’est attendue à l’issue de la rencontre prévue jeudi entre les deux camps, le Premier ministre ayant rejeté en bloc les propositions budgétaires socialistes. Il a qualifié d’irresponsable l’idée de réduire de moitié l’effort d’économies prévu, y voyant un retour à un endettement massif.
Même sur la question épineuse des jours fériés, Bayrou n’a concédé qu’une ouverture conditionnelle, exigeant que toute alternative génère strictement les mêmes recettes. Refusant tout défaitisme avant le vote de lundi, il en a appelé à la responsabilité des parlementaires, les invitant à privilégier l’intérêt national sur les calculs partisans.





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