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Le CAC 40 termine en douceur, tiraillé entre le luxe en berne et l’espoir Iran-États-Unis
**La Bourse de Paris a clôturé lundi sur une légère baisse, mais derrière ce chiffre se cachent deux forces opposées. Entre les mastodontes du luxe qui…


**La Bourse de Paris a clôturé lundi sur une légère baisse, mais derrière ce chiffre se cachent deux forces opposées. Entre les mastodontes du luxe qui souffrent et les discussions de paix qui redonnent de l’air au pétrole, la séance a eu de quoi surprendre.**
Le CAC 40 a perdu 21 petits points pour finir à 8 400,11, une baisse de 0,25%. Rien de spectaculaire, mais en creusant un peu, on voit que le marché a été secoué par deux nouvelles majeures. D’un côté, l’espoir d’un apaisement au Moyen-Orient. De l’autre, les grandes maisons du luxe qui dégringolent.
Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, qui se tiennent en Suisse, ont donné un sacré coup de pouce aux marchés. Washington a annoncé suspendre pour deux mois ses sanctions sur le pétrole iranien, en échange d’un retour des inspecteurs nucléaires à Téhéran. Résultat, le prix du baril de pétrole a plongé, revenant presque à son niveau d’avant le conflit déclenché fin février. Le baril de Brent est tombé à 77,90 dollars, soit une chute de plus de 3%. Un soulagement pour beaucoup, même si TotalEnergies n’a quasiment pas bougé (-0,21%). Pendant ce temps, les valeurs du luxe ont vécu une tout autre journée. LVMH a perdu 3,59%, et Hermès a dévissé de 5,90%. Ce dernier pâtit notamment d’un contexte de changes défavorables, selon des analystes. En clair, le dollar fort et l’euro plus faible pèsent sur les marges des géants français. Hermès doit publier ses résultats fin juillet, et le marché redoute des chiffres moins éclatants.
Hors CAC 40, deux histoires ont retenu l’attention. Le groupe touristique Pierre et Vacances a bondi de près de 5% après avoir reçu une offre ferme de rachat de la part du fonds émirati Mubadala Capital. Le conseil d’administration et les principaux actionnaires, qui détiennent 58,6% du capital, soutiennent déjà l’opération. Et du côté des semi-conducteurs, Soitec a encore frappé : le titre a grimpé de 9,24% pour atteindre 129,45 euros. Une performance d’autant plus impressionnante que l’action a bondi de plus de 458% depuis le début de l’année. Pendant ce temps, à Wall Street, le Nasdaq reculait, plombé par la chute de Space X (-10%) et d’Alphabet, la maison mère de Google (-5,93%). Mais à Paris, STMicroelectronics a tenu bon, gagnant 2,28%. Bref, une séance faite de contrastes, entre le retour de la diplomatie et les doutes sur les fleurons du luxe.





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