Culture
L’Australie retouche son pari nucléaire avec Washington, la France en souvenir
Cinq ans après avoir claqué la porte du contrat français des sous-marins, Canberra et Washington peaufinent leur accord. Un nouvel épisode dans une saga géopolitique qui a laissé des traces.
En 2021, l’Australie a fait voler en éclats un contrat colossal avec la France. Au lieu des sous-marins classiques français, elle a choisi de rejoindre le pacte AUKUS avec les États-Unis et le Royaume-Uni pour se doter de submersibles à propulsion nucléaire. Ce revirement a provoqué une crise diplomatique majeure entre Paris et ses alliés.
Aujourd’hui, Washington et Canberra annoncent une version « rationalisée » de leur accord. Concrètement, cela signifie que les deux pays ajustent leur collaboration pour la rendre plus efficace et plus rapide. L’objectif reste le même fournir à l’Australie des sous-marins nucléaires capables de projeter la puissance militaire dans l’Indo Pacifique, face à la montée en puissance de la Chine.
Cette rationalisation n’efface pas le passif. La rupture avec la France reste un précédent lourd de conséquences. Pour mémoire, Paris avait qualifié ce choix de « coup dans le dos ». Le nouvel accord entre Washington et Canberra montre que le projet avance, mais il rappelle aussi que les alliances stratégiques peuvent se retourner du jour au lendemain.
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