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Politique

L’Assemblée efface le Code noir, un député rend hommage à ses ancêtres esclaves

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Les députés ont voté l’abrogation du Code noir, 178 ans après l’abolition de l’esclavage. Le discours du député écologiste Steevy Gustave, descendant d’une famille marquée par cette législation, a provoqué une vive émotion dans l’hémicycle.

Jeudi 28 mai, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la suppression de cet ensemble de textes qui régissait l’esclavage dans les colonies françaises. Un vote symbolique, puisqu’il intervient près de deux siècles après l’abolition définitive de 1848. Mais la portée historique de ce geste a été soulignée par plusieurs orateurs, notamment Steevy Gustave, député de l’Essonne.

Prenant la parole, le parlementaire a évoqué la mémoire de son arrière-grand-mère, dont l’histoire a traversé sa famille. « Son grand-père était né en Afrique. Il a été réduit en esclavage sous le matricule 336 », a-t-il expliqué d’une voix empreinte d’émotion. « Aujourd’hui, son arrière-petit-fils se tient devant vous, député de la République », a-t-il ajouté.

Le député a tenu à nuancer son propos avec une précision lourde de sens. « Nous ne sommes pas les descendants d’esclaves. Nous sommes les descendants d’êtres humains nés libres puis réduits en esclavage », a-t-il affirmé. Il a qualifié l’abrogation du Code noir de nécessaire.

Max Mathiasin, député de Guadeloupe à l’origine de la proposition de loi, a également pris la parole après le vote. Apparu visiblement ému, il a salué « un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage ».

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