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L’Allemagne va emprunter 525 milliards d’euros en 2026 et ce n’est qu’un début

Les besoins de financement de l’État allemand vont atteindre un sommet l’an prochain, et la tendance ne devrait pas se retourner avant longtemps.…

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L'Allemagne va emprunter 525 milliards d'euros en 2026 et ce n'est qu'un début

Les besoins de financement de l’État allemand vont atteindre un sommet l’an prochain, et la tendance ne devrait pas se retourner avant longtemps. Refinancements massifs, fonds spéciaux en hausse et investissements à venir expliquent cette poussée.

L’agence fédérale des finances table sur un total d’emprunts de 525,5 milliards d’euros pour 2026. Du jamais-vu. Et le mouvement ne compte pas s’arrêter là, puisque le volume devrait continuer de grimper en 2027. L’organisme chargé de gérer la dette du pays prévoit d’ailleurs de publier en décembre ses prévisions d’émission pour cette année-là. Deux moteurs poussent la machine. D’abord, une montagne de dettes anciennes arrive à échéance et doit être remboursée puis refinancée. Ensuite, les besoins liés aux fonds spéciaux de l’État ne cessent de gonfler.

Les montants donnent le tournis. L’Allemagne doit rendre 309 milliards d’euros à ses investisseurs sur la seule année en cours. À cela s’ajoutent des emprunts nets du budget fédéral en légère hausse, ainsi que des financements accrus pour les enveloppes dédiées. Mis bout à bout, ces éléments font exploser les besoins globaux. « Le gouvernement fédéral mène une politique budgétaire expansionniste », résume Tammo Diemer, directeur exécutif de l’agence. Il défend ce cap en soulignant que cet argent irrigue les infrastructures et la défense, deux secteurs qu’il juge déterminants pour la pérennité du pays. Mieux, selon lui, ces objectifs renforcent au final la capacité de l’État à honorer ses engagements.

Pour l’instant, cette stratégie ne fait pas fuir les prêteurs. L’Allemagne conserve sa note AAA, la meilleure possible, confirmée ce mois-ci par l’agence européenne Scope. Elle reste donc l’un des emprunteurs souverains les plus recherchés de la planète. Le marché, lui, s’agite. Une vague de ventes de dette publique, liée aux tensions au Moyen-Orient, a fait bondir les taux ces dernières semaines. Le Bund à dix ans, référence du marché, a dépassé son plus haut de dix-sept ans, évoluant autour de 3,57 %. La Banque centrale européenne a relevé son taux directeur à deux reprises cette année, sous la pression d’un risque inflationniste alimenté par le conflit. Un contexte qui alourdit directement le coût des emprunts pour l’État.

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