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Économie

L’Allemagne devient la troisième puissance économique mondiale, devant le Japon

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L’Allemagne devient la troisième puissance économique mondiale, devant le Japon

Dans une course économique serrée, l’Allemagne a surpassé le Japon pour prendre la troisième place sur l’échiquier mondial. Cette ascension, dopée par l’inflation, masque toutefois une réalité économique plus complexe.

L’Allemagne a surclassé le Japon pour devenir la troisième puissance économique mondiale, selon les données préliminaires du produit intérieur brut (PIB) publiées jeudi. Cette montée en puissance, portée par l’inflation, fait de l’Allemagne un acteur clé sur la scène économique mondiale, malgré une contraction de son économie de 0,3 % en 2023.

Le PIB nominal de l’Allemagne a atteint environ 4 500 milliards de dollars en 2023, dépassant ainsi les quelque 4 200 milliards de dollars du Japon. Toutefois, en tenant compte de l’inflation, le PIB réel du Japon a progressé de 1,9 % l’an dernier, tandis que celui de l’Allemagne a reculé de 0,3 %, selon des données officielles de janvier.

L’Allemagne, une puissance exportatrice majeure, est confrontée à plusieurs défis, notamment une faible demande extérieure, des coûts énergétiques élevés pour son secteur manufacturier et des taux d’intérêt accrus par la Banque centrale européenne pour contrôler l’inflation.

Pourtant, malgré cette performance nominale, de nombreux observateurs en Allemagne perçoivent ce succès comme un trompe-l’œil, en raison de la détérioration de la situation économique intérieure. La récession économique du pays remet en question la solidité de sa position de troisième puissance économique mondiale.

De plus, l’Inde pourrait bientôt surpasser à la fois le Japon et l’Allemagne sur l’échiquier économique mondial, ajoutant une pression supplémentaire sur ces deux économies pour maintenir leur compétitivité.

Au Japon, la perte de sa place de troisième puissance économique mondiale a été largement commentée dans les médias locaux. Outre l’impact de la dévaluation du yen, des défis structurels importants, tels que le déclin démographique et la faible productivité, sont mis en évidence comme des facteurs contribuant à ce recul économique.

Le Japon, tout comme l’Allemagne, est confronté à des difficultés internes, y compris une consommation intérieure affaiblie par l’inflation et la dépréciation du yen. Ces défis soulignent la nécessité pour ces deux nations de réformes économiques afin de stimuler leur croissance et de maintenir leur position dans l’économie mondiale.

Dans un contexte où le PIB japonais a enregistré un recul de 0,1 % au quatrième trimestre 2023, ce changement de classement économique met en lumière les défis structurels auxquels sont confrontées les économies mondiales dans un environnement économique de plus en plus incertain.

Économie

Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l’idée de «préférence européenne»

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Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l'idée de «préférence européenne»

Pour préserver l’industrie européenne face aux puissances américaine et chinoise, les Vingt-Sept doivent « éliminer les charges administratives inutiles », ont fait valoir ce lundi les ministres allemand et français de l’Économie et italien des Entreprises, lors d’une réunion organisée à Meudon.

Les ministres de l’Économie français, italien et allemand se sont réunis le lundi 8 avril en région parisienne pour définir une politique industrielle commune, notamment dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle et la transition énergétique.

Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a souligné le déficit commercial croissant entre la Chine et l’Europe, qui a triplé au cours des dix dernières années, passant de 100 à 300 milliards d’euros. Il a mis en avant l’inondation du marché européen par des produits chinois, notamment dans les domaines des panneaux solaires, des voitures électriques et des batteries.

Pour rééquilibrer la balance commerciale, Bruno Le Maire a proposé d’imposer une préférence européenne dans les marchés publics, suggérant des quotas de contenu européen allant jusqu’à 60% dans les appels d’offres, ainsi que des normes environnementales et de qualité plus strictes.

Si l’Italie soutient cette position, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, s’est montré plus réservé. Il a exprimé des préoccupations quant au protectionnisme, soulignant l’importance de l’ouverture des marchés et de la mondialisation. L’Allemagne, exportatrice majeure vers la Chine, craint les mesures de rétorsion et souhaite éviter une escalade dans les tensions commerciales avec Pékin.

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Économie

Le déficit public a dérapé l’an dernier, à 5,5 % du PIB, bien au-delà des prévisions du gouvernement

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Le déficit public a dérapé l'an dernier, à 5,5 % du PIB, bien au-delà des prévisions du gouvernement

Selon les chiffres de l’Insee publiés mardi, le déficit public de la France a atteint 5,5% du PIB en 2023, à 154 milliards d’euros. C’est bien plus que les 4,8% de déficit réalisés en 2022 et que les 4,9% initialement prévus par le gouvernement.

Le déficit public en France a grimpé à 5,5 % du PIB en 2023, révèlent les données publiées ce mardi matin par l’Insee. Cette augmentation spectaculaire contraste vivement avec les prévisions gouvernementales qui tablaient encore sur un déficit de -4,9 % il y a quelques semaines à peine. De plus, la dette publique s’est également avérée plus élevée que prévu, atteignant 110,6 % du PIB.

Cette annonce a été accueillie avec inquiétude par le gouvernement, qui redoutait depuis plusieurs semaines cette officialisation. Les raisons de ce dérapage sont attribuées au ralentissement de l’activité économique, un facteur auquel le gouvernement ne s’attendait pas.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a souligné que cet écart résultait notamment de « recettes fiscales moins élevées que prévu », avec une perte estimée à 21 milliards d’euros. Il a également pointé du doigt la baisse plus rapide que prévu de l’inflation, entraînant des rentrées moindres, notamment sur la TVA. Par ailleurs, la crise du marché immobilier a également eu un impact négatif sur les recettes fiscales.

Cette révélation survient à un moment délicat pour le gouvernement, alors que les principales agences de notation doivent bientôt évaluer la soutenabilité de la dette française. Une éventuelle dégradation de la note aurait des conséquences néfastes pour la majorité gouvernementale, surtout à l’approche des élections européennes.

Face à ces chiffres alarmants, le gouvernement se trouve confronté à un défi majeur pour redresser les comptes publics. Les ministres Bruno Le Maire et Thomas Cazenave, responsables des Finances publiques, avaient prévu de ramener le déficit à 4,4 % du PIB d’ici la fin de l’année 2024, mais cet objectif semble désormais difficilement réalisable.

Emmanuel Macron a déjà évoqué une révision des objectifs budgétaires, soulignant la nécessité d’un ajustement budgétaire progressif. Bruno Le Maire a appelé à une « prise de conscience collective », suggérant que des économies devraient être réalisées non seulement par l’État mais aussi par les dépenses sociales et les collectivités locales. Cependant, il a exclu toute augmentation d’impôts, envisageant seulement un durcissement de la taxation des producteurs d’électricité.

Cette annonce a sérieusement écorné la crédibilité budgétaire du gouvernement, attaquée par l’opposition qui dénonce son incapacité à maîtriser les finances publiques. Marine Le Pen a déjà critiqué sévèrement ces chiffres, affirmant que le pays n’avait jamais connu une situation budgétaire aussi précaire.

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Économie

Inflation : Les prix des produits alimentaires baissent, mais ceux de l’énergie continuent d’augmenter

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Inflation : Les prix des produits alimentaires baissent, mais ceux de l'énergie continuent d'augmenter

L’Insee publie son dernier rapport sur l’inflation, mettant en lumière une hausse des prix de l’énergie et une légère baisse de l’inflation en février 2024.

Le dernier rapport de l’Insee sur l’inflation en France met en évidence une augmentation des prix de l’énergie, contribuant à maintenir l’inflation à un niveau élevé. Cependant, cette dernière montre également des signes de ralentissement, atteignant 3% sur un an pour le mois de février 2024, légèrement en baisse par rapport au chiffre de 3,1% enregistré en janvier de la même année.

La hausse des prix de l’énergie continue d’exercer une pression à la hausse sur l’inflation, reflétant les défis persistants auxquels sont confrontés les consommateurs français. Cette tendance contraste avec la baisse des prix de l’alimentaire, indiquant une certaine stabilité dans ce secteur.

Malgré cette légère baisse, l’inflation reste un sujet de préoccupation pour les autorités économiques et les ménages, en particulier dans un contexte de volatilité des prix et d’incertitude économique.

Ce rapport souligne l’importance de surveiller de près l’évolution des prix de l’énergie et d’autres facteurs influençant l’inflation, afin de mieux comprendre les tendances économiques et d’anticiper les défis à venir pour l’économie française.

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