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L’activiste Javier Tarazona dénonce les manœuvres judiciaires après sa libération

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L’ancien détenu politique, récemment remis en liberté, a vivement critiqué les reports incessants de son procès et le refus de son amnistie, évoquant une persécution continue des familles concernées.

Le défenseur des droits humains Javier Tarazona, libéré en février après une détention de près de cinq ans, s’est exprimé publiquement à l’issue d’une nouvelle audience reportée. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de stratégie d’épuisement à l’encontre des anciens prisonniers politiques et de leurs proches. Son procès, qui n’a jamais pu aboutir, a une nouvelle fois été ajourné sans motif explicite après plusieurs heures d’attente au tribunal de Caracas.

La mère de l’activiste, Teresa Sanchez, âgée de 72 ans, avait été convoquée à cette audience. Elle est sortie en larmes de l’enceinte judiciaire, déplorant l’impact de ces années de procédure sur sa santé et son moral. Elle a imploré les autorités de faire preuve de davantage d’égards, rappelant les perquisitions subies et le poids psychologique supporté par sa famille.

Cette situation intervient dans le contexte de la loi d’amnistie promulguée en février, censée conduire à la libération des détenus politiques. Le texte impose toutefois aux bénéficiaires potentiels de formuler leur demande devant les tribunaux qui les ont initialement condamnés. La requête de Javier Tarazona, à l’instar de celle d’autres anciens prisonniers, a été rejetée.

Figure emblématique de la défense des libertés au Venezuela, Javier Tarazona avait été incarcéré dans le centre de détention connu sous le nom de l’Hélicoïde. Son frère et un avocat militant avaient également fait l’objet de poursuites dans la même affaire. L’activiste a appelé à ce que la vérité et la justice prévalent, afin d’éviter la répétition de tels agissements et d’obtenir réparation pour les victimes.

Selon les estimations d’organisations non gouvernementales locales, près de cinq cents personnes seraient encore détenues pour des motifs politiques dans le pays, malgré la libération de plusieurs centaines d’entre elles ces derniers mois.

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