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La tension monte en Nouvelle-Calédonie autour de l’usine de nickel de Vale

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La tension et l’inquiétude montent encore d’un cran en Nouvelle-Calédonie où les gendarmes ont dû faire feu jeudi lors de l’évacuation de l’usine de nickel de Vale, dont la vente suscite la colère des indépendantistes et des chefferies kanak.

Les violences vont crescendo dans l’archipel français du Pacifique depuis l’annonce mercredi par le groupe brésilien Vale de la vente de son usine de nickel à un consortium calédonien et international, incluant le négociant en matières premières, Trafigura.

Le collectif « usine du sud: usine pays » et l’Instance coutumière autochtone de négociations (ICAN) soutenus par les indépendantistes du FLNKS sont « totalement opposés » à ce projet, qui consacre selon eux « la mainmise des multinationales sur les richesses du pays ».

Cette crise survient alors que le processus de décolonisation de l’accord de Nouméa (1998) arrive à son terme. Le 4 octobre, un deuxième référendum sur l’indépendance a été remporté d’une courte avance par les non-indépendantistes (53,3%). Un troisième doit avoir lieu d’ici 2022.

Jeudi, l’escalade s’est poursuivie et le site industriel de Vale, classé Seveso, a dû être mis sous protection de la gendarmerie et ses employés évacués en raison de « plusieurs tentatives d’intrusion » violentes.

« Les forces de l’ordre ont dû faire usage des armes pour repousser deux pickups qui fonçaient sur les gendarmes. Des dégradations ont été une nouvelle fois commises et un bâtiment administratif incendié », a indiqué le haut-commissariat dans la République.

Aucun blessé n’est à déplorer et le site de cette usine métallurgique de cobalt et de nickel, qui utilise un procédé de traitement à l’acide sulfurique, « est tenu par les forces de l’ordre » depuis le milieu d’après-midi.

Selon la chaîne Nouvelle-Calédonie la 1ère, environ 300 salariés de l’usine ont été évacués « par précaution », tandis que l’usine hydrométallurgique et l’usine d’acide sont à l’arrêt.

A Paris, le gouvernement suit la situation d’un oeil inquiet. Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, qui devait réunir dans la matinée les acteurs locaux lors d’une visioconférence, a appelé chacun « au calme » sur Twitter et « condamné « fermement les tentatives violentes d’intrusion » dans l’usine.

Armes à feu interdites

Laurent Prévost, haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie, a aussi « condamné fermement ces actes irresponsables », à l’instar de Sonia Backés (loyaliste), présidente de la province sud, qui a dénoncé des « manoeuvres inconscientes ».

« Chacun doit privilégier la voie du dialogue et de la recherche d’un consensus plutôt que de laisser les fantômes des +événements + (violences des annes 80, ndlr) nous rattraper », a demandé dans un communiqué le député de Nouvelle-Calédonie Philippe Dunoyer (UDI).

Les indépendantistes du FLNKS sont, eux, « de plus en plus déterminés et notre mobilisation s’inscrit dans le temps », selon Victor Tutugoro, porte-parole du bureau politique du FLNKS, mettant en cause « l’implication douteuse de l’Etat », qui intervient dans le projet par le biais d’aides financières.

Jeudi, les blocages et les barrages, en cours depuis lundi, se sont poursuivis au-delà du seul site industriel, ravivant les clivages entre loyalistes et indépendantistes. Au Mont-Dore, en périphérie de Nouméa, des affrontements ont opposé forces de l’ordre et manifestants, et au niveau des villages de Bourail et de La Foa, la route principale de l’île est bloquée en alternance.

Mardi soir, entre 500 et 1.000 personnes s’étaient réunies à l’appel de l’ancien maire de Païta, Harold Martin (droite), pour dénoncer l’inaction de l’Etat, mettre en place des contre-barrages et inviter « les citoyens à se défendre ».

Dans ce contexte d’escalade, le haut-commissaire Laurent Prévost a pris un arrêté pour interdire le port et le transport des armes à feu et armes blanches.

Le parquet de Nouméa a indiqué que 5 des 49 personnes interpellées lors des violences de lundi à Nouméa avaient été incarcérées dans l’attente de leur procès en comparution immédiate vendredi.

Compte tenu « de la forte mobilisation des forces de l’ordre », le gouvernement calédonien a annoncé la suspension de tous les vols internationaux de passagers, peu nombreux compte tenu de l’épidémie de coronavirus.

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Meta va laisser Donald Trump revenir sur Facebook et Instagram

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Meta va laisser Donald Trump revenir sur Facebook et Instagram

L’ancien président américain avait été banni du réseau social après l’assaut de ses partisans contre le Congrès, le 6 janvier 2021.

Le géant des réseaux sociaux Meta a annoncé mercredi qu’il allait, dans les prochaines semaines, « mettre fin à la suspension » des comptes de Donald Trump sur Facebook et Instagram, deux ans après l’exclusion de l’ancien président américain suite à l’assaut du Capitole.

« Le public doit pouvoir entendre ce que les personnalités politiques disent afin de pouvoir faire des choix éclairés », a justifié Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta, dans un communiqué. « Mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de limites à ce que les gens peuvent dire sur notre plateforme. Quand il y a un risque de préjudice dans le monde réel – un risque élevé qui justifie une intervention de Meta dans le débat public – nous agissons », a-t-il précisé.

L’ex-chef d’État américain avait été exclu du réseau social le 7 janvier 2021, alors qu’il était encore au pouvoir, pour avoir encouragé ses partisans lors de l’attaque du Congrès à Washington la veille, une décision sans précédent, imitée à l’époque par la plupart des réseaux sociaux grand public, dont Twitter.

En juin 2021, Facebook avait décidé que l’exclusion durerait deux ans, et que le milliardaire républicain ne pourrait revenir que quand les « risques pour la sécurité du public » auraient « disparu ».

La suspension « devrait ne plus jamais arriver à un président en exercice ou à qui que ce soit qui ne mérite pas de sanctions ! », a réagi Donald Trump depuis son compte sur Truth Social, le réseau social qu’il a lancé l’an dernier.

La semaine dernière, l’ancien président avait officiellement demandé à pouvoir retourner sur Facebook. Son avocat avait adressé une lettre au fondateur et président de Meta, Mark Zuckerberg, l’appelant à ne pas « réduire un candidat à la présidentielle au silence ».

L’homme politique avait déjà été réadmis sur Twitter le 19 novembre 2022, quatre jours après avoir déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. Il n’a toutefois pas encore publié de message sur ce compte, communiquant principalement via sa propre plateforme, Truth Social.

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Espagne : un sacristain mort et un prêtre blessé dans une attaque à la machette

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Espagne : un sacristain mort et un prêtre blessé dans une attaque à la machette

Un homme a été interpellé après avoir attaqué à l’arme blanche plusieurs personnes dans un église du sud de l’Espagne.

Un sacristain a été tué mardi 24 janvier et un prêtre grièvement blessé, dans une attaque à la machette dans deux églises d’Algésiras, dans le sud de l’Espagne, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’un homme avait été arrêté. Une enquête a été ouverte pour des faits présumés de terrorisme. Elle sera menée par un magistrat de l’Audience nationale, tribunal chargé notamment des affaires de terrorisme, a précisé le parquet, sans donner plus de précisions.

L’attaque à l’arme blanche s’est produite peu avant 20h dans l’église de San Isidro d’Algésiras, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Une personne a été tuée à l’extérieur de l’église et une blessée dans l’église, a ajouté le ministère.

Selon un prêtre d’Algésiras, cité par El Pais, «l’agresseur s’est d’abord rendu à la paroisse de San Isidro, où il a attaqué le sacristain». «Quelques instants plus tard, il est allé à l’église de la Plaza de la Palma, où il a rencontré le prêtre dans la rue, l’a attaqué et l’a laissé pour mort. Ensuite, il a semblé aller à l’église de la Virgen de Europa, mais je ne sais pas s’il y est arrivé. Toutes les églises sont situées au centre de la ville», raconte le religieux. Plusieurs sources policières soulignent qu’il y a eu des assauts dans «au moins deux églises». Les mêmes sources confirment que l’agresseur était sans papiers, «sans doute d’origine marocaine».

Peu après l’attaque, le président de la communauté d’Andalousie Juan Manuel Moreno a réagi. «Horrible et déchirant. Un sacristain a été assassiné et au moins un autre prêtre a été blessé dans un attentat qui a eu lieu à Algésiras. Prudence, les faits sont en cours d’investigation. Je condamne fermement le crime. L’intolérance n’aura jamais sa place dans notre société», a-t-il écrit sur Twitter.

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Guerre en Ukraine : Kiev admet avoir cédé Soledar à la Russie

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Guerre en Ukraine : Kiev admet avoir cédé Soledar à la Russie

L’armée ukrainienne a admis mercredi avoir cédé aux Russes la ville de Soledar (ici en juin 2022), deux semaines après l’annonce de sa prise par Moscou.

« Après des mois de combats difficiles […], les forces armées ukrainiennes l’ont quittée » pour « se replier sur des positions préparées », a indiqué à l’AFP le porte-parole militaire de la zone est Serguiï Tcherevaty, refusant cependant de préciser quand cette retraite a eu lieu.

À la mi-janvier, la petite ville était au centre d’une bataille acharnée et Moscou en avait revendiqué la prise. Le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, avait toutefois démentié, assurant que Soledar était « sous le contrôle des autorités ukrainienne ».

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