Faits Divers
La statue de Winston Churchill vandalisée au cœur de Londres


Un homme a été interpellé après que le monument emblématique, situé face au Parlement, a été recouvert de graffitis à la peinture rouge. Les inscriptions, rapidement effacées, mêlaient des slogans liés au conflit israélo-palestinien à des accusations à l’encontre de l’ancien Premier ministre.
Les forces de l’ordre londoniennes ont procédé à une arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi, suite à la dégradation de la statue de Winston Churchill située sur Parliament Square. L’individu, âgé de 38 ans, a été placé en garde à vue pour des faits présumés de dégradation criminelle aggravée à caractère racial. La police métropolitaine précise que ses équipes sont intervenues en moins de deux minutes après avoir été alertées, aux alentours de quatre heures du matin.
Le monument, qui fait face au siège du Parlement britannique, a été retrouvé maculé de peinture rouge. Le piédestal portait une inscription qualifiant l’ancien chef de gouvernement de « criminel de guerre sioniste », tandis que la sculpture elle-même était recouverte des mentions « Free Palestine » et « Stop au génocide ». Vendredi matin, des équipes de nettoyage s’activaient déjà pour effacer ces traces, le socle ayant été rapidement restauré.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un homme, vêtu d’une combinaison arborant le message « I support Palestine Action », en train de taguer le monument. Un Néerlandais se présentant sous le nom d’Olax Outis, et se réclamant du collectif Free the Filton 24 NL, a revendiqué cet acte. Le groupe Palestine Action, auquel il fait référence, a été proscrit l’été dernier par les autorités britanniques, qui l’ont classé comme organisation terroriste. Une cour d’appel a toutefois jugé cette interdiction « disproportionnée » au mois de février.
Le gouvernement a fermement condamné ce vandalisme, le qualifiant d’acte « odieux ». Un porte-parole de Downing Street a rappelé que Winston Churchill restait « un grand Britannique » et a assuré que l’exécutif défendrait toujours les valeurs du pays, promettant que l’auteur des faits « rendra des comptes ». Parallèlement, un incident similaire a été signalé à Belfast, où la statue de la reine Victoria a été souillée de peinture rouge. La police nord-irlandaise recherche des témoins, tandis qu’un groupe républicain, Lasair Dhearg, est suspecté. Ce dernier a publié une photographie semblant montrer l’action et a qualifié la souveraine de « reine de la Famine », en référence à la grande famine irlandaise du XIXe siècle.





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