Société
Le bras de fer se poursuit entre les lycéens et le gouvernement
Les lycéens maintiennent la pression et donnent rendez-vous mardi pour un cinquième acte. En face, le gouvernement promet des professeurs remplaçants, des…


Les lycéens maintiennent la pression et donnent rendez-vous mardi pour un cinquième acte. En face, le gouvernement promet des professeurs remplaçants, des discussions et des amendements au budget.
La mobilisation n’a pas faibli dans les intentions, même si elle a rassemblé un peu moins de monde que lors du troisième acte. Quelque 71 500 personnes ont défilé dans toute la France, dont 24 500 à Paris, avec un rassemblement marquant place de la Bastille. Dans les établissements, le blocage est resté limité, avec environ 96 % des lycées ouverts et 157 fermés sur 3 700 à la mi-journée. Dans la foulée, l’intersyndicale étudiante et professionnelle a lancé un nouvel appel à manifester et à faire grève le 13 octobre, relayé par plusieurs organisations lycéennes.
Au ministère, les représentants des élèves sont ressortis partagés de près de deux heures d’échanges. Louis Letoublon, des Lycéens!, reconnaît des annonces satisfaisantes sur un seul terrain, celui de la démocratie scolaire, et juge le reste très insuffisant. Il veut durcir le rapport de force. Marius Mesnil, de l’Union syndicale lycéenne, évoque de simples « miettes » et réclame la suppression pure et simple de Parcoursup. Il appelle lycéens, parents d’élèves et travailleurs à bloquer les lycées et à venir manifester mardi. À l’inverse, Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen, salue quelques avancées et se déclare satisfait.
Le gouvernement, lui, avance ses propres réponses. Le ministre de l’Éducation a annoncé le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées les plus en tension, et cela dans les heures qui viennent. Il assure également que les contributions déposées sur la plateforme de concertation, ouverte depuis lundi soir, seront prises en compte, et que des amendements au projet de budget viendront répondre à certaines demandes. Sébastien Lecornu a repris cette promesse à son compte. Le même ministre a confirmé qu’aucune suppression de postes n’était programmée dans les lycées pour 2027 et annoncé une meilleure représentation des élèves de la voie professionnelle dans les instances consultatives.
Les échanges, eux, ne sont pas terminés. Les ministres recevront de nouveau les organisations lundi, avec deux dossiers sur la table, la transparence de Parcoursup et les tensions liées aux capacités d’accueil dans l’enseignement supérieur. Philippe Baptiste, en charge de l’Enseignement supérieur, revendique une volonté d’avancer sans ligne rouge, en travaillant sur la lisibilité de la plateforme d’orientation et sur l’identification des points de saturation dans les universités, partout en France.
Reste une question, la même depuis plusieurs jours. Les cours reprendront-ils normalement, ou les blocages vont-ils se durcir à l’approche de ce cinquième rendez-vous ? Les prochaines heures, et la réunion de lundi, donneront un début de réponse.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 7 joursOlivier Faure accuse Jordan Bardella de mensonge et lui ferme la porte de Matignon



SociétéEn Ligne 6 joursUne Marche des fiertés très politique défile à Paris avant la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 7 joursUn million de voitures électriques à 100 euros par mois, la promesse de Glucksmann aux Français modestes



PolitiqueEn Ligne 5 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 7 joursLa colère des lycées déborde et met l’exécutif sous pression



PolitiqueEn Ligne 3 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



SociétéEn Ligne 5 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



PolitiqueEn Ligne 5 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus








