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La rivalité au centre ouvre une brèche pour la gauche radicale

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Un sondage récent montre qu’une division des voix entre Édouard Philippe et Gabriel Attal permettrait à Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour, tandis que le Rassemblement national conserve une avance confortable dans toutes les configurations.

Une enquête réalisée par Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, publiée ce vendredi, examine plusieurs hypothèses pour le premier tour de la présidentielle. Dans le scénario où les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron seraient candidats, Édouard Philippe obtiendrait 13% des suffrages, devançant Gabriel Attal avec 9%. Cette dispersion à droite et au centre profiterait à Jean-Luc Mélenchon, crédité de 14%, ce qui lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

Si Gabriel Attal était le seul représentant du socle commun, il recueillerait entre 14 et 15% des voix, talonné par le leader insoumis avec 15%. Dans ce cas, Mélenchon pourrait encore décrocher une place au second tour. En revanche, si Édouard Philippe était le candidat unique du camp présidentiel, il ferait mieux que Jean-Luc Mélenchon, avec des scores compris entre 17 et 19% contre 14 à 15% pour ce dernier.

Quelle que soit la configuration, le Rassemblement national arrive largement en tête au premier tour, avec des intentions de vote situées entre 31 et 34%. Si le second tour avait lieu aujourd’hui, les électeurs plébisciteraient facilement le candidat RN. Marine Le Pen ou Jordan Bardella obtiendraient 68% des voix face à Jean-Luc Mélenchon, 57% contre Gabriel Attal et 54% contre Édouard Philippe.

Cette enquête confirme la progression observée pour Jean-Luc Mélenchon, qui atteignait 12 à 13% au début du mois. Elle évalue également les scores d’autres candidats. Raphaël Glucksmann est mesuré entre 10 et 11%, Bruno Retailleau entre 8 et 11%, et Éric Zemmour entre 5 et 6%. En dessous de 5%, Fabien Roussel obtient 3 ou 4% selon les scénarios, Marine Tondelier 3%, Nicolas Dupont-Aignan 2%, et Nathalie Arthaud 1%.

L’étude a été menée en ligne du 25 au 27 mai auprès de 1 744 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur se situe entre 1 et 2,3 points. Les sondages ne constituent pas une prédiction du résultat final.

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