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La révision des peines dans l’affaire Paty suscite l’incompréhension de la famille


La mère de l’enseignant a fait part de sa profonde colère après l’allègement des condamnations prononcées en appel contre deux individus ayant assisté l’assassin.
La cour d’assises spéciale de Paris a rendu son arrêt mardi, modifiant substantiellement les qualifications retenues à l’encontre de deux hommes jugés pour leur rôle dans la mort de Samuel Paty. Condamnés en première instance à seize ans de réclusion criminelle pour complicité d’assassinat dans une entreprise terroriste, ils ont été reconnus coupables en appel du seul chef d’association de malfaiteurs, sans circonstance terroriste. Les peines ont été ramenées à six et sept années d’emprisonnement, une décision qui ouvre la voie à leur libération prochaine.
La mère de la victime, Bernadette Paty, a exprimé son indignation et son incompréhension face à ce revirement juridique. Interrogée sur les ondes d’une radio nationale, elle a déclaré ressentir depuis l’annonce du verdict comme une chape de plomb. Elle s’est dite convaincue que les deux hommes ne pouvaient ignorer les intentions du principal auteur du crime, Abdoullakh Anzorov, qu’ils ont transporté et aidé à se procurer une arme.
La cour semble avoir été sensible aux arguments de la défense, selon lesquels les prévenus, ne présentant pas le profil de militants islamistes radicalisés, affirmaient n’avoir eu aucune connaissance du projet meurtrier. Les avocats des deux hommes ont salué une décision de justice qu’ils estiment fondée sur le principe cardinal de l’intention criminelle. Ils ont souligné que, après plusieurs semaines d’audience, la cour a considéré que leurs clients n’avaient jamais eu la volonté de participer à l’attentat.
La famille se déclare en revanche pleinement satisfaite des condamnations maintenues à l’encontre de deux autres prévenus. Le père d’élève Brahim Chnina et le militant Abdelhakim Sefrioui ont écopé de dix et quinze ans de réclusion pour leur implication déterminante dans la campagne de diffamation en ligne ayant ciblé le professeur. La famille espère que cette sévérité servira de garde-fou pour l’avenir et contribuera à protéger la liberté d’enseigner.





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