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La menace d’une taxe qui dure fait bondir le patronat

Patrick Martin, le patron du Medef, voit venir une nouvelle prolongation de la surtaxe sur les grandes entreprises. Et il prévient que la parole de l’État…

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La menace d'une taxe qui dure fait bondir le patronat

Patrick Martin, le patron du Medef, voit venir une nouvelle prolongation de la surtaxe sur les grandes entreprises. Et il prévient que la parole de l’État est en jeu.

Le président du Medef a fait part de son inquiétude ce lundi. Selon lui, le gouvernement réfléchirait sérieusement à reconduire, au moins en partie, la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises en 2027. Une mesure que son organisation refuse catégoriquement.

Cette surtaxe avait été instaurée en 2025, avec une durée initiale d’un an. Elle a déjà été prolongée une fois en 2026 et rapporte environ 8 milliards d’euros chaque année. Lors d’un déjeuner mi-juin avec le ministre Sébastien Lecornu, les représentants du Medef ont exprimé leur mécontentement. « On s’est désolés que la parole de l’État ne soit pas tenue », a raconté Patrick Martin. Il estime que ce genre de revirement finit par abîmer la crédibilité politique du gouvernement.

Le dirigeant patronal a aussi balayé l’argument selon lequel seules 400 entreprises seraient concernées. Il assure que l’impact se diffuse bien au-delà, chez les plus petites structures, par un « effet de ruissellement ». Même s’il reconnaît que critiquer cette taxe n’est pas facile à défendre dans l’opinion, il insiste sur le fait qu’il s’agit des entreprises et non des actionnaires.

Autre motif de pessimisme pour le Medef, la suppression de la CVAE, un impôt de production que l’État avait promis d’éliminer totalement sur le quinquennat. Pour l’instant, seule la moitié du chemin a été parcourue. Patrick Martin dénonce des gouvernements qui, selon lui, prennent des mesures contraires à leurs propres convictions pour obtenir des compromis politiques, notamment avec le Parti socialiste. Alors que la compétition économique mondiale est rude, il s’interroge sur les limites que les chefs d’entreprise pourront encaisser, y compris sur le plan du moral.

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