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La justice française ouvre la voie au procès de l’attentat de la rue des Rosiers

_**La plus haute juridiction judiciaire a rejeté les derniers recours, validant la tenue d’une audience devant la cour d’assises spéciale pour un fait survenu il y a plus de quarante ans.**_
La Cour de cassation a rendu jeudi une décision attendue, confirmant la tenue d’un procès en cour d’assises spéciale pour l’attaque survenue en août 1982 dans le quartier du Marais à Paris. Cette décision met un terme aux recours formés par les principaux mis en examen et entérine un arrêt de la cour d’appel de Paris datant de novembre dernier. Les parties civiles, qui espèrent cette audience depuis des décennies, ont accueilli favorablement cette avancée judiciaire.
Le pourvoi rejeté émanait des deux suspects actuellement sous le coup de poursuites en France. L’un d’eux, détenu sur le territoire national depuis 2020, est soupçonné d’avoir participé directement aux violences. L’autre, placé sous contrôle judiciaire, est accusé d’avoir dissimulé des armes. La plus haute juridiction a suivi les réquisitions du parquet général, estimant que les charges retenues étaient suffisantes pour justifier un renvoi devant les jurés.
L’un des arguments de la défense, réclamant l’extension des investigations en Syrie où le groupe suspecté d’être à l’origine des faits aurait trouvé refuge, n’a pas été retenu. L’avocat du principal mis en examen a exprimé son désaccord, estimant que le dossier restait incomplet et que son client risquait d’être jugé sans preuves suffisantes. La Cour a considéré que les éléments actuels permettaient néanmoins la tenue d’un procès.
L’attaque, qui avait causé la mort de six personnes et fait de nombreux blessés, avait été attribuée à une faction palestinienne dissidente. L’instruction, longue et complexe, a connu plusieurs développements au fil des ans. Outre les deux hommes présents en France, quatre autres suspects font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. Un rebondissement récent, avec l’arrestation en septembre dernier dans les territoires palestiniens d’un homme présenté comme le coordinateur présumé de l’opération, avait soulevé des interrogations sur un éventuel report de l’audience.
Les dates du futur procès ne sont pas encore fixées. Les parties civiles et leurs conseils affirment se préparer avec détermination pour cette étape judiciaire majeure, après une attente de plus de quarante ans.

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