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Culture

La Gacilly offre une fresque géante de la photographie française

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En 2026, le festival breton consacre sa vingt-troisième édition au patrimoine photographique national, avec huit cents clichés exposés en plein air jusqu’en octobre.

Le festival de photographie de La Gacilly, dans le Morbihan, ouvre ses portes le lundi 31 mai pour une saison qui s’achèvera le 4 octobre. Reconnu comme le plus grand rassemblement européen d’images en extérieur, il accueille chaque année plus de trois cent mille visiteurs. L’entrée est libre et gratuite. Le commissaire des expositions, Cyril Drouhet, a expliqué que l’édition 2026 place la France au cœur de son propos, à l’occasion du bicentenaire de la photographie. Le premier cliché jamais réalisé, signé Nicéphore Niépce en Bourgogne, est présenté comme une pièce maîtresse de l’événement.

Les visiteurs peuvent admirer des portraits historiques, notamment celui de Victor Hugo sur son lit de mort, capturé par les frères Nadar au tournant du XIXe siècle. Jean-Marie Périer dévoile une série facétieuse de stars des années 1970, comme Jacques Dutronc et Mick Jagger. Pierre et Gilles, célèbres pour leurs mises en scène baroques, transforment Isabelle Huppert ou Jean-Paul Gaultier en icônes peintes et photographiées. Raymond Depardon, habituellement connu pour ses œuvres en noir et blanc, expose des images couleur prises entre les années 1960 et 1980, installées sur les façades des bâtiments du village.

Un hommage est rendu au Franco-brésilien Sebastião Salgado, décédé en 2025 à l’âge de quatre-vingt-un ans, à travers une rétrospective inédite. Le photographe Serge Sibert a documenté le Bugey, région de moyenne montagne entre Lyon et Genève, où il a suivi des familles d’agriculteurs pour contrer l’idée d’une disparition inéluctable des petites fermes. Julie Bourges montre des agricultrices du Morbihan, tandis qu’Éric Garault suit des planteurs d’arbres au Togo, en Équateur, aux Pays-Bas et en France.

Le festival consacre également une place à la nature avec Vincent Munier, qui prolonge son documentaire *Le Chant des forêts* en capturant des animaux des Vosges. Sophie Hatier transforme des paysages en quasi-tableaux. Enfin, l’exposition interroge le numérique par le biais des images générées par intelligence artificielle de Brodbeck et Barbuat, ainsi que des reportages de Jérôme Gence.

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