Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La France lance un plan massif pour que l’électrique devienne une évidence pour tous

Article

le

Emmanuel Macron a réuni les acteurs de l’industrie, de l’énergie et des transports pour accélérer la transition vers l’électricité. Au programme plus d’un milliard d’euros chez Stellantis, des milliers de bornes de recharge et un objectif ambitieux réduire la part du pétrole de moitié en dix ans.

Le passage à l’électrique ne se décrète pas, il se fabrique. C’est le message qu’a voulu faire passer le chef de l’État en recevant à l’Élysée ce qu’il appelle l’équipe de France de l’électrification. Devant des patrons d’entreprises et des représentants du BTP, de l’industrie, des transports et de l’énergie, il a fixé un cap clair. L’objectif est de rendre la France moins dépendante du pétrole importé, alors que les tensions au Moyen-Orient font grimper les prix du brut. Mais aussi de créer des emplois, de décarboner l’économie et de réindustrialiser le pays. Actuellement, les énergies fossiles représentent 60% de la consommation finale d’énergie en France. D’ici 2035, le gouvernement veut faire tomber ce chiffre sous la barre des 30%. En contrepartie, l’électricité devra passer de 27% à 38%, grâce au nucléaire et aux renouvelables.

La grande annonce du jour vient de Stellantis. Le constructeur automobile va investir plus d’un milliard d’euros pour produire une nouvelle génération de véhicules électriques sur son site de Mulhouse, à partir de 2029. Pour Emmanuel Macron, c’est une bouffée d’oxygène pour un site industriel historique. Mais l’essor des voitures électriques ne peut pas se faire sans un réseau de recharge à la hauteur. Les opérateurs se sont engagés à déployer 240 000 bornes supplémentaires d’ici 2030, dont 60 000 points de charge rapide et ultrarapide. Cela viendra s’ajouter aux 185 000 bornes déjà en service, pour atteindre l’objectif de 400 000. Aujourd’hui, les voitures électriques représentent 28% des ventes en France, contre moins de 2% en 2017. L’opérateur Electra a promis d’investir 300 millions d’euros pour installer 1 000 points de charge ultra-rapides chaque année. Du côté des pompes à chaleur, autre pilier de la stratégie, EDF va mettre 270 millions d’euros sur la table, dont 80 millions pour aider les particuliers à remplacer leurs chaudières gaz ou fioul. La filière s’engage à produire un million de pompes à chaleur en France d’ici 2030.

Pour que les Français et les entreprises adoptent l’électrique, encore faut-il que les prix soient attractifs et stables. Emmanuel Macron l’a souligné les consommateurs ont besoin de tarifs compétitifs sur la durée et prévisibles. La France bénéficie déjà de prix du mégawattheure très avantageux par rapport à l’Allemagne ou l’Italie. Le président a salué les fournisseurs comme EDF, Engie, TotalEnergies et Octopus Energy qui se sont déjà engagés dans cette voie. Ce dernier va d’ailleurs investir jusqu’à 150 millions d’euros pour construire une usine en France. Dans l’industrie, le potentiel est énorme selon le chef de l’État. Il a cité l’exemple de Schneider Electric, qui a présenté dans la cour de l’Élysée un transformateur fonctionnant sans gaz fluoré, un gaz très polluant. Les fédérations professionnelles, comme la FIEEC et la Plateforme automobile, ont salué ces engagements qu’elles jugent déterminants pour relever le défi de l’électrification.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus