Planète
La Colombie perd l’un de ses derniers glaciers, victime du réchauffement climatique
Un symbole de la transformation accélérée des écosystèmes andins sous l’effet du changement climatique. L’Institut d’hydrologie et de météorologie colombien a officiellement acté la disparition d’une masse glaciaire historique.
L’Institut d’hydrologie, de météorologie et des études environnementales de Colombie a rendu un verdict sans appel. Le glacier Cerros de la Plaza, situé dans la Sierra Nevada del Cocuy, dans le nord-est du pays, n’existe plus. Des images satellitaires confirment que la couverture de glace qui le caractérisait a totalement fondu, ne laissant apparaître que la roche nue de la montagne. Cette disparition marque un tournant dans l’évolution des paysages glaciaires colombiens.
Au XIXe siècle, cette formation glaciaire s’étendait sur environ cinq kilomètres carrés. Son déclin, particulièrement visible à partir de 2015, s’est achevé au cours du mois de mars dernier. L’institution scientifique souligne que ce phénomène dépasse la simple altération d’un panorama. Il traduit une modification profonde de l’équilibre des écosystèmes de haute altitude, avec des conséquences encore difficiles à mesurer.
La Colombie, reconnue pour son exceptionnelle biodiversité, voit ainsi ses sommets enneigés, refuges pour des espèces comme le condor, se réduire inexorablement. La Sierra Nevada del Cocuy, dont les pics culminent au-delà de cinq mille mètres, abritait l’un des six derniers systèmes glaciaires du pays. Selon les données du ministère de l’Environnement, la superficie totale couverte par les glaces en Colombie a diminué de 90% depuis le XIXe siècle.
La fonte de ces glaciers andins représente une menace directe pour les ressources en eau douce de la région. Ces masses de glace jouent en effet un rôle régulateur essentiel. Elles alimentent les sources, soutiennent les écosystèmes montagnards et assurent l’irrigation des cultures ainsi que le maintien d’activités comme la pêche. Leur disparition progressive compromet la sécurité hydrique et la stabilité écologique de vastes territoires.
Cette évolution s’inscrit dans une tendance globale confirmée par les dernières analyses climatiques. L’Organisation météorologique mondiale a récemment indiqué que la chaleur accumulée dans le système terrestre avait atteint un niveau sans précédent en 2025. La période de 2015 à 2025 constitue ainsi la décennie la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne dépassant d’environ 1,43 degré celle de l’ère préindustrielle.
Les conséquences de cette accumulation de chaleur sont multiples et durables. Le réchauffement des océans et la fonte des calottes glaciaires contribuent à une élévation accélérée du niveau moyen de la mer. Celui-ci se situait en 2025 à environ onze centimètres au-dessus du niveau mesuré au début des observations satellitaires, en 1993. Les perturbations induites par l’activité humaine sur l’équilibre naturel de la planète engagent, selon les experts, des processus qui se prolongeront sur des siècles, voire des millénaires.
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