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La chaleur reflue à l’ouest mais s’attarde sur le reste du territoire

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Après un épisode caniculaire précoce et des records de température pour un mois de mai, le mercure entame sa décrue dans le nord-ouest. Dix départements restent en vigilance orange samedi, tandis que des orages sont attendus.

La France vivait vendredi les dernières heures de son premier pic de chaleur de l’année. Si les températures ont nettement baissé dans l’ouest, avec une vingtaine de degrés à Brest contre 29 °C la veille, elles ont continué à grimper dans le Centre-Ouest et le nord-est. Météo-France prévoit une atténuation générale dimanche matin, ce qui devrait ramener la carte de vigilance au vert.

Cet épisode, qualifié d’inédit par les climatologues, a provoqué des records mensuels de chaleur sur plus de la moitié du pays. L’indicateur thermique national a atteint mardi 24,9 °C, un niveau jamais observé pour une fin mai. Jeudi, le record absolu de chaleur pour un mois de mai a été battu avec 37,8 °C en Charente. Plusieurs décès liés à la chaleur ont été signalés, et les autorités appellent à la prudence.

Face à cette vague, de nombreux acteurs ont dû s’adapter. Dans le Nord, une éleveuse de vaches laitières utilise ventilateurs et arrosage pour protéger son troupeau, tandis qu’un lycée de Loire-Atlantique a basculé les cours de l’après-midi en distanciel. Côté transports, la SNCF a annulé plusieurs trains sur les axes Paris-Sud-Ouest et Bordeaux-Marseille en raison de pannes de climatisation. À Bordeaux, les six lignes de tramway ont été stoppées près de deux heures vendredi matin après une coupure de courant liée à la chaleur qui fragilise les réseaux souterrains.

Le gouvernement a défendu sa gestion, critiquée par l’opposition qui dénonce un manque d’anticipation. Le ministre du Travail a affirmé sa confiance dans les entreprises du BTP pour protéger les ouvriers, tandis que le ministre délégué à la Transition énergétique a souligné la nécessité d’adapter les infrastructures au changement climatique. Des élus de tous bords réclament toutefois des plans d’action plus ambitieux, notamment pour la climatisation des bâtiments publics.

La pollution à l’ozone, favorisée par la chaleur, aggrave la situation dans plusieurs régions. Ce dôme de chaleur, qui bloque l’air chaud venu d’Afrique du Nord, affecte aussi l’Italie, le Royaume-Uni et le Portugal. Les scientifiques rappellent que ces épisodes, autrefois rares, deviennent plus fréquents et plus intenses sous l’effet du changement climatique. La France table sur un réchauffement moyen de 2,7 °C d’ici 2050.

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