Économie
La Bourse de Paris plie sous les tensions iraniennes et la flambée du pétrole

Le CAC 40 a cédé 0,45% lundi, pénalisé par la rupture des pourparlers entre Téhéran et Washington et la menace de nouveaux fronts au Liban.
La Bourse de Paris a entamé la semaine et le mois en territoire négatif, victime d’un renversement de tendance en milieu de journée après une annonce au Proche-Orient qui a provoqué une flambée des cours du pétrole. L’indice vedette a cédé 36,75 points pour s’établir à 8.146,59 points. Vendredi, il avait terminé quasi stable, avec un recul de 0,07% à 8.183,34 points.
L’optimisme des investisseurs s’est assombri sur l’ensemble des places européennes aux alentours de 14h00-15h00. L’agence de presse iranienne Tasnim a alors rapporté que Téhéran avait mis fin au dialogue indirect avec Washington, en raison notamment de l’offensive israélienne au Liban. Cette information a anéanti les espoirs d’une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, par où transite 20% de l’offre mondiale de pétrole, entraînant une nouvelle envolée des prix du brut.
Vers 18h30 à Paris, le Brent pour livraison en août grimpait brutalement de 6,69% à 97,22 dollars le baril, tandis que le WTI américain pour livraison en juillet s’envolait de 7,82% à 94,19 dollars. Par ailleurs, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé d’ouvrir de nouveaux fronts face à l’offensive israélienne au Liban, un conseiller du Guide suprême, Mohsen Rezaee, avertissant que Téhéran perdait patience.
Du côté des valeurs, Dassault Systèmes a terminé en tête des hausses avec un bond de 7,74% à 20,26 euros, profitant d’un rebond technique après la chute de vendredi. Le fabricant de logiciels avait perdu du terrain en fin de semaine dernière après l’annonce d’un partenariat entre Mistral et deux de ses clients traditionnels, Airbus et BMW. D’autres valeurs technologiques ont également soutenu le marché, à l’image de Capgemini qui a gagné 7,01% à 109,10 euros.
Les sociétés bénéficiant indirectement de l’essor de l’intelligence artificielle, sans être elles-mêmes développeuses de modèles, se sont aussi inscrites en hausse. C’est le cas de STMicroelectronics, en progression de 0,59% à 59,30 euros, et de Schneider Electric, qui a pris 2,32% à 276,20 euros. Ce dernier est partenaire du projet d’investissement colossal de 75 milliards d’euros en France de Softbank, annoncé samedi à l’occasion du sommet Choose France.
TotalEnergies a profité de la hausse des prix pétroliers, avec un gain de 1,60% à 76,38 euros. En revanche, dans le bas du tableau, Thales a reculé de 3,97% à 230 euros, tandis que Renault a cédé 3,89% à 28,44 euros et Airbus Group 3,69% à 173,18 euros.

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