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Kiev et l’Est ukrainien visés par une nouvelle salve de frappes meurtrières

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Au moins cinq civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés lors d’une vague de bombardements russes sur Kiev, Dnipro et Kharkiv. Les autorités ukrainiennes rapportent une intensification des attaques de jour, après des mois de frappes nocturnes.

L’armée russe a frappé fort ce mardi matin. À Kiev, un homme a perdu la vie et vingt autres personnes ont été blessées, selon le chef de l’administration militaire de la capitale, Tymour Tkatchenko. Les missiles balistiques ont semé la panique. Dans les rues, des habitants se sont rués vers les abris, chargés de sacs et de couvertures, tandis qu’un épais panache de fumée s’élevait au-dessus de la ville.

Plus à l’est, le bilan est encore plus lourd. À Dnipro, quatre personnes ont été tuées et au moins seize blessées, dont plusieurs dans un état grave. À Kharkiv, dix civils ont été touchés, parmi eux un enfant. Le maire Igor Terekhov précise que la ville a été attaquée par quinze drones et deux missiles. Ces frappes en journée ne sont plus une exception. Depuis quelques mois, Moscou a changé de tactique et bombarde aussi en plein jour.

La violence ne faiblit pas. En mai, la Russie a lancé 211 missiles contre l’Ukraine, un record depuis le début de l’invasion en 2022. Parmi eux, un missile balistique Orechnik, capable de transporter des têtes nucléaires, a été utilisé pour la troisième fois. Côté drones, le nombre a bondi de 24% par rapport à avril, avec plus de 8 150 engins de longue portée. Et tout cela malgré une brève trêve de trois jours début mai, que Moscou et Kiev se sont mutuellement reproché d’avoir violée.

Face à cette pression, l’Ukraine tient bon mais s’inquiète. Ses défenses antiaériennes interceptent 91% des drones et missiles, un taux impressionnant rendu possible par un système pionnier développé sur place. Mais pour les missiles, le pays reste dépendant des livraisons occidentales. Les responsables ukrainiens le répètent régulièrement: les stocks de munitions sont insuffisants. Les négociations pour un cessez-le-feu, elles, sont au point mort après des années de conflit qui ont fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés.

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