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Jon Ossoff, l’étoile démocrate qui aimante la Géorgie

Sa réélection confortable au Sénat le propulse parmi les figures démocrates les plus suivies. Ses partisans le verraient bien à la Maison Blanche, même…

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Jon Ossoff, l'étoile démocrate qui aimante la Géorgie

Sa réélection confortable au Sénat le propulse parmi les figures démocrates les plus suivies. Ses partisans le verraient bien à la Maison Blanche, même s’il répète n’en avoir aucune envie.

Jon Ossoff, pas encore quarante ans, vient de conserver son siège de sénateur en Géorgie avec une avance nette face au républicain Mike Collins. Le résultat tombe vite, dans un État que Donald Trump avait gagné lors de la dernière présidentielle. Cette victoire consolide la place du démocrate parmi les personnalités qui comptent, à l’approche du prochain rendez-vous présidentiel.

La question de la Maison Blanche revient sans cesse. Il répète n’avoir « aucune envie » de se lancer. Ses soutiens à Atlanta pensent autrement. Gracie Surface, jeune infirmière, estime qu’il faut « du sang neuf » et promet de le soutenir s’il se décide. Tracie Moore, entrepreneuse afro-américaine, le suivrait aussi. Michael Diaz, assistant juridique, avoue qu’il préférerait le garder en Géorgie pour la qualité de son travail.

Son discours de victoire donne le ton. Il dénonce « la dépravation, la corruption et l’incompétence » de Donald Trump, qu’il qualifie de « canard boiteux » président. La formule a de l’écho. Mais Ossoff sait aussi frapper par l’image et la petite phrase. Il a moqué un président qui dort en réunion, joue au golf, vend des actions et préfère construire sa salle de bal et voyager avec Natalie dans un « palace volant » offert par l’émir du Qatar. La séquence a circulé, projetant Natalie Harp, assistante discrète mais omniprésente, sous les projecteurs.

Au-delà des formules qui claquent, ses partisans vantent son authenticité, son empathie et sa capacité à rassembler au-delà des camps. Il insiste sur le soutien de maires républicains. Certains le comparent à Barack Obama. Mary, sexagénaire, dit que sa façon de parler lui rappelle l’ancien président. Joi Huff, dans la santé, y voit une présence qui donne de l’espoir, tout en jugeant les deux hommes différents. Jan Callum, ancienne enseignante, le trouve éloquent mais refuse la comparaison. Obama est venu le soutenir en Géorgie pendant la campagne.

Son parcours explique cette attention. Il a remporté un duel difficile face à un républicain sortant et contribué à basculer le Sénat côté démocrate, aux côtés de Raphael Warnock. Né dans une famille juive d’Atlanta, il est devenu le plus jeune sénateur de la mandature. Il a écrit à John Lewis à seize ans et a appris auprès de cette figure des droits civiques. Avant la politique, il réalisait des documentaires, notamment sur la corruption. Il en garde un sens de l’image et de la mise en scène, jusqu’à cet « angle Ossoff », ce plan en contre-plongée qui flatte son regard et nourrit sa stature.

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