Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Israël. La commission électorale écarte la fraude, les tractations pour gouverner s’ouvrent

La commission électorale israélienne a balayé les accusations de fraude après un examen inédit de milliers d’urnes. Les partis entament désormais des…

Article

le

Israël. La commission électorale écarte la fraude, les tractations pour gouverner s'ouvrent

La commission électorale israélienne a balayé les accusations de fraude après un examen inédit de milliers d’urnes. Les partis entament désormais des consultations pour bâtir une majorité, alors qu’aucun camp n’a décroché les 61 sièges.

La commission électorale israélienne a tranché. Après avoir passé au crible plus de 9 000 urnes, un volume jamais atteint, elle a conclu qu’aucune irrégularité ne venait entacher le scrutin du 27 octobre. Aucun élément, selon elle, ne permet d’affirmer que l’intégrité du vote a été compromise ni que les résultats ont été altérés. Cette mise au point tombe après des jours de pressions du camp de Benjamin Netanyahu, qui a multiplié les accusations de fraude contre les formations arabes israéliennes. Leur percée a privé le Premier ministre de sa majorité. La procureure générale Gali Baharav-Miara a même sommé le patron du Shin Bet, David Zini, un proche de Netanyahu, de produire les éléments susceptibles d’appuyer ces soupçons.

Les résultats officiels arrivent au moment où s’ouvrent les consultations. Le président Isaac Herzog reçoit les représentants des partis élus à la Knesset pour désigner celui qui aura le plus de chances de former un gouvernement. Le scrutin n’a livré aucune majorité absolue de 61 sièges. Le camp de Netanyahu en obtient 53, le bloc d’opposition mené par Gadi Eisenkot 48. Herzog, dont le rôle est d’ordinaire surtout honorifique, veut éviter à tout prix de nouvelles élections. Il a jusqu’au 11 novembre pour arrêter son choix et n’exclut pas de prolonger les discussions. Il caresse aussi l’idée d’un gouvernement d’union nationale réunissant les deux blocs, une option qui a sa faveur et celle d’une majorité d’Israéliens selon les enquêtes d’opinion.

Du côté de l’opposition, l’équation reste délicate. Les cinq dirigeants du bloc du changement réunis autour de Gadi Eisenkot affichent leur envie de former un gouvernement d’urgence nationale pour remplacer Benjamin Netanyahu. Reste à savoir comment atteindre les 61 sièges. Leur camp rassemble des partis de gauche et de droite nationaliste, et les points de friction ne manquent pas, à commencer par une éventuelle alliance avec les partis arabes israéliens. Ces derniers ont décroché 19 sièges, un record, et se disent prêts à soutenir Eisenkot. De quoi offrir une majorité absolue à l’opposition sur le papier. Mais dans une société encore marquée par l’attaque du 7-Octobre, tendre la main aux Arabes israéliens, environ 20% de la population, risque de braquer une partie de l’électorat juif.

Benjamin Netanyahu joue sur cette corde. Il a dénigré les formations arabes jusqu’au bout, les présentant comme des soutiens aux terroristes et agitant la menace d’une islamisation d’Israël. L’opposition a évoqué l’idée d’un gouvernement sioniste, ce qui semble écarter les partis arabes d’une participation directe. L’hypothèse d’une coalition minoritaire de partis juifs, soutenue de l’extérieur par les élus arabes, reste toutefois sur la table. Youssef Jabareen, chef de file de la Liste unifiée et de ses 11 sièges, s’est dit prêt à appuyer un gouvernement anti-Netanyahu sans y entrer. Il appelle l’opposition à accepter la réalité politique issue des urnes.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus