Faits Divers
Jean-Vincent Placé face aux juges, deux femmes l’accusent d’agressions sexuelles
L’ancien secrétaire d’État écologiste comparaîtra le 29 octobre à Paris. Il nie les faits, mais son passé judiciaire alourdit la donne.


L’ancien secrétaire d’État écologiste comparaîtra le 29 octobre à Paris. Il nie les faits, mais son passé judiciaire alourdit la donne.
Le 29 octobre, Jean-Vincent Placé devra s’expliquer devant la justice. L’ancien secrétaire d’État écologiste est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des agressions sexuelles sur deux femmes, des faits qu’il a toujours contestés. En novembre 2025, un juge d’instruction parisien avait ordonné ce renvoi pour agressions sexuelles et pour du harcèlement sexuel commis en abusant de l’autorité que lui conférait sa fonction.
Les accusations remontent à des déplacements professionnels à l’étranger, en 2016 et 2017. Le juge d’instruction a retenu un même mode opératoire, avec un Placé alcoolisé à chaque fois. La première plaignante, Audrey (le prénom a été modifié), travaillait pour lui au Sénat puis au secrétariat d’État. Elle l’accuse de lui avoir touché les seins lors d’une soirée à Séoul en mai 2016, et de l’avoir harcelée sexuellement pendant plusieurs mois. La deuxième femme, qui n’avait aucun lien professionnel avec lui, raconte une soirée en Corée du Sud en mars 2017. Elle dit avoir été touchée à la poitrine, aux cuisses, et avoir subi une tentative de main glissée entre les jambes.
Le camp des plaignantes attend ce procès comme un aboutissement. Leur avocat évoque une procédure longue, éprouvante, jalonnée de recours, avec des clientes qui n’ont jamais varié dans leurs déclarations. Il espère que le prévenu fera preuve de responsabilité et de sincérité. La défense, elle, maintient la ligne de la contestation totale. Les avocates de l’ancien secrétaire d’État ont déjà indiqué qu’il s’expliquerait sans détour devant le tribunal pour faire reconnaître son innocence.
Ce n’est pas la première fois que Jean-Vincent Placé se retrouve dans le box. En mars 2021, il a été condamné à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme en 2016, alors qu’il était membre du gouvernement sous François Hollande. Il avait reconnu les faits à l’audience. Et en 2018, il avait déjà été condamné pour violence, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et injure raciale. Dans les deux affaires, il était en état d’ébriété. Un passé qui pèse lourd, alors que le tribunal devra trancher cette fois sur des accusations d’agressions sexuelles.
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