Culture
Jean Imbert, une étoile en suspens
_**Le chef, visé par des accusations de violences conjugales, voit son rôle redéfini au sein du palace parisien Plaza Athénée, tandis que son avenir dans d’autres établissements prestigieux demeure incertain.**_
La direction du Plaza Athénée a officialisé, à l’issue d’une réunion avec son personnel, un réaménagement des fonctions de Jean Imbert. L’établissement confirme la poursuite de leur collaboration contractuelle jusqu’à son terme, prévu en juin, mais le chef se voit retirer ses responsabilités managériales et opérationnelles au sein du restaurant qui porte son nom. Il conserve néanmoins son titre de directeur artistique jusqu’à cette échéance, une position souvent qualifiée dans la profession de « chef-marque », davantage centrée sur la notoriété que sur la gestion quotidienne des cuisines.
La situation apparaît similaire au Martinez de Cannes, où Jean Imbert est associé au restaurant gastronomique La Palme d’Or, récemment distingué par une étoile Michelin. À quelques semaines de l’ouverture du Festival de Cannes, période cruciale pour l’établissement, la direction n’a pas réagi aux interrogations concernant un éventuel départ du chef. Selon des informations concordantes, il continuerait d’y exercer ses missions de manière discrète, sans exposition médiatique.
Ces repositionnements interviennent dans un contexte judiciaire particulier. Le parquet de Versailles instruit une plainte pour violences conjugales déposée par une ancienne compagne du chef, concernant des faits remontant à 2012-2013. D’autres témoignages, dont celui d’Alexandra Rosenfeld, ont été publiés dans la presse, évoquant des violences physiques et psychologiques. Jean Imbert a, par le passé, fermement contesté ces allégations. Le parquet de Paris a, pour sa part, confié une enquête pour violences au sein d’un couple au commissariat du XVIe arrondissement.
Depuis l’annonce de sa mise en retrait sur les réseaux sociaux à l’été dernier, le chef, autrefois très médiatique, observe un silence public complet. Parallèlement, le restaurant « Monsieur Dior » a résilié son partenariat avec lui, un changement qui n’a pas empêché l’obtention d’une étoile Michelin cette année. La collaboration de Jean Imbert avec le Venice-Simplon-Orient-Express fait également l’objet de questions, restées sans réponse. L’avenir professionnel de la figure gastronomique semble désormais se construire en coulisses, loin des projecteurs qui l’ont longtemps accompagné.
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