Nous rejoindre sur les réseaux

News

Gabriel Attal en campagne une équipe resserrée et des moyens records

Article

le

Porté par un petit groupe de fidèles et une cagnotte impressionnante, l’ancien Premier ministre peine à convaincre tout son camp.

Gabriel Attal tient samedi son premier meeting de candidat à la présidentielle. Il peut compter sur une équipe de collaborateurs dévoués et des moyens financiers qui font pâlir ses concurrents. Mais il peine à rassembler l’ensemble de son parti, qui n’est pas entièrement aligné sur sa démarche et sa volonté de prendre ses distances avec Emmanuel Macron.

Le noyau dur de la campagne est surnommé les power rangers par certains membres. Au centre du dispositif, Maxime Cordier a suivi Attal du porte-parolat à Matignon jusqu’à la direction générale de Renaissance. Ancien de la droite, il est considéré comme le véritable cerveau de l’opération, celui qui décide de tout. Les deux hommes se connaissent depuis Sciences Po Paris, où le premier militait aux jeunes socialistes et le second dirigeait la section UMP. Un autre proche, Louis Jublin, conseiller en communication, n’apparaît plus dans l’organigramme depuis le départ de Matignon mais reste influent.

Au parti, une trentaine de groupes de travail et près de quatre cents personnes, élus et hauts fonctionnaires, élaborent le programme. Grégory Guillaume dirige le pôle idées et Benjamin Huin-Morales coordonne l’ensemble.

Les questions sur le coût des meetings reviennent à chaque apparition. Pour le Parc des Expositions de Paris, Renaissance évoque plusieurs centaines de milliers d’euros, loin du million. La formation est de loin la mieux armée financièrement pour la présidentielle. Créée en 2016, elle a recueilli plus de cent millions d’euros de financement public entre 2017 et 2022 grâce à son hégémonie à l’Assemblée. Cette manne a baissé après la dissolution de 2024, mais le parti possède encore de quoi financer la campagne, dont le plafond légal est fixé à seize millions et demi d’euros pour le premier tour, vingt-deux millions et demi en cas de second tour.

Ces moyens sont sans commune mesure avec ceux d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe, qui bénéficie d’environ trois millions annuels de financement public. Horizons tiendra un meeting à Paris le 5 juillet, Renaissance en a déjà annoncé un autre début septembre.

Gabriel Attal n’a pas apprécié les questions sur l’absence de poids lourds à son meeting. L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a quitté les instances du parti. La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet et la ministre Aurore Bergé ont fait savoir qu’elles ne viendraient pas. Le patron de Renaissance s’entoure d’un carré de politiques fidèles comme Franck Riester, Prisca Thévenot, Antoine Armand, Paul Midy ou Valérie Hayer. Quatre ministres sont annoncés au meeting, qui attend quatre-vingts parlementaires, y compris d’autres groupes du bloc central. Nombre de macronistes seront absents. Le député Marc Ferracci explique qu’il se rendra au meeting dans une posture d’écoute mais qu’il ira aussi au meeting d’Édouard Philippe pour que les candidats du bloc central convergent sur les idées.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus