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En Suède, un scrutin qui se joue à quelques voix près

Dimanche, les Suédois votent pour choisir qui gouvernera leur pays. Entre la gauche de Magdalena Andersson et la droite du Premier ministre sortant Ulf…

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En Suède, un scrutin qui se joue à quelques voix près

Dimanche, les Suédois votent pour choisir qui gouvernera leur pays. Entre la gauche de Magdalena Andersson et la droite du Premier ministre sortant Ulf Kristersson, tout se joue dans un mouchoir de poche.

À Stockholm, impossible d’échapper à l’élection. Les visages des candidats s’affichent partout, sur les façades, aux abords des écoles, des stations de métro et des arrêts de bus. La campagne a été longue, tendue, et elle s’est encore resserrée à l’approche du vote. Deux personnalités se disputent la tête du pays, la sociale-démocrate Magdalena Andersson et le conservateur Ulf Kristersson.

Magdalena Andersson connaît déjà les lieux. Cette femme au caractère bien affirmé a dirigé le gouvernement entre 2021 et 2022, et elle rêve d’y retourner. Pendant des mois, elle a dominé les intentions de vote, portée par les deux thèmes qui ont structuré les débats, la santé et le pouvoir d’achat. Face à elle, Ulf Kristersson, 62 ans, se prend à croire à un nouveau mandat. Le chef de la droite, aux commandes depuis 2022, réclame quatre années de plus pour, dit-il, rendre à la Suède sa grandeur, une formule qui rappelle celle d’un certain Donald Trump. Il met en avant deux bilans, une politique migratoire ferme et le combat contre la criminalité, en assurant que le pays, autrefois associé à ses fusillades quotidiennes, est désormais reconnu pour ses entrepreneurs à la réussite fulgurante.

Pendant longtemps, sa coalition, formée en 2022 et alliée au Parlement avec l’extrême droite, était donnée perdante. Mais les enquêtes d’opinion les plus fraîches rebattent les cartes. Un sondage place les deux camps à quasi égalité, chacun autour de 49 %. De quoi redonner de l’espoir à la droite.

Un sujet a pesé lourd dans cette campagne. Ulf Kristersson a promis que, en cas de victoire, le parti des Démocrates de Suède, formation d’extrême droite, entrerait cette fois au gouvernement, et plus seulement au Parlement. Son chef, Jimmie Åkesson, a passé des années à gommer l’image radicale d’un mouvement aux racines néonazies. Samedi, sous les applaudissements de ses partisans, il a lancé que la victoire était déjà acquise, affirmant que la Suède devenait plus sûre, meilleure et plus suédoise. Dans la foule, Roman, étudiant de 22 ans, avouait simplement chercher encore pour qui voter.

Magdalena Andersson, elle, renvoie la balle aux électeurs. Elle a rappelé que les scrutins suédois se décident souvent de justesse, et demandé au pays de trancher, entre un gouvernement qu’elle dirigerait et une équipe entièrement dominée par l’extrême droite.

Reste à voir qui se déplacera. Près de huit millions de personnes sont appelées aux urnes, et plus de la moitié ont déjà voté par anticipation. Dans ce pays de 10,6 millions d’habitants, la participation est traditionnellement très élevée. Deux sondages réalisés à la sortie des bureaux sont attendus dès leur fermeture, avant des résultats partiels plus solides quelques heures plus tard.

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