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Emmanuel Grégoire face à la crise du périscolaire parisien


_**Le nouveau maire de Paris a ouvert son premier Conseil municipal extraordinaire en tentant de répondre aux critiques sur la gestion des violences sexuelles dans les écoles, un dossier qui pèse lourd sur son début de mandat.**_
Devant l’assemblée municipale réunie en séance extraordinaire, Emmanuel Grégoire a présenté un plan d’action doté de vingt millions d’euros. Ce dispositif vise à restaurer la confiance des familles, ébranlée par une série de révélations concernant des agressions sur des enfants durant les temps périscolaires. L’édile socialiste, ancien premier adjoint de son prédécesseur, a reconnu le caractère systémique des dysfonctionnements et exprimé sa compréhension face à la colère des parents.
Plus d’une centaine d’agents du secteur s’étaient rassemblés devant l’Hôtel de Ville en amont de la séance, réclamant des embauches et dénonçant des suspensions jugées arbitraires. Depuis le début de l’année, soixante-dix-huit agents ont été écartés de leurs fonctions, dont trente-et-un pour des suspicions de violences sexuelles. Le maire a promis une transparence totale aux familles concernées, s’engageant à leur communiquer l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives.
Le plan présenté prévoit une refonte des procédures de signalement, avec la création d’une cellule d’écoute directement accessible. La municipalité entend également professionnaliser la filière de l’animation, très précaire, par la création d’une école dédiée et par des investissements massifs dans la formation. Des aménagements dans les espaces sensibles, comme les sanitaires, seront réalisés pour éviter les situations d’isolement entre un adulte et un enfant. Emmanuel Grégoire a assuré que toute violence avérée entraînerait une suspension immédiate et définitive de l’agent mis en cause, avec une interdiction de travailler à nouveau auprès d’enfants pour la Ville de Paris.
L’opposition municipale a vivement interpellé le maire sur sa responsabilité, lui rappelant ses fonctions passées aux ressources humaines et à la première adjointance. Les élus ont dénoncé des années de déni et d’opacité de la part de l’exécutif précédent. Plusieurs groupes ont proposé des mesures alternatives, dont l’installation de caméras de vidéosurveillance dans les établissements scolaires. Les critiques ont également porté sur l’insuffisance des moyens alloués à la protection de l’enfance.
Parallèlement à ces mesures d’urgence, une commission indépendante sera mise en place pour établir un état des lieux complet et formuler des recommandations. Une convention citoyenne sur les rythmes de l’enfant sera également lancée, ses conclusions étant attendues au mois de juin. Le maire a indiqué qu’il n’avait aucun tabou concernant l’organisation de la semaine scolaire.
En marge de ce dossier prioritaire, le Conseil a également examiné des propositions visant à lutter contre la spéculation immobilière, notamment par une augmentation de la taxe sur les logements vacants. La création d’une brigade de protection du logement est également à l’étude. En fin de séance, Emmanuel Grégoire a demandé un mandat pour renouer le dialogue avec le Paris Saint-Germain afin de trouver une solution pour le maintien du club au Parc des Princes.





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