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Des milliers de sièges arrière disparaissent des voitures sans laisser de traces

Un trafic bien rodé cible les utilitaires Citroën et Renault pour revendre leurs banquettes jusqu’à 600 euros sur Internet. Depuis janvier, les vols…

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Des milliers de sièges arrière disparaissent des voitures sans laisser de traces

Un trafic bien rodé cible les utilitaires Citroën et Renault pour revendre leurs banquettes jusqu’à 600 euros sur Internet. Depuis janvier, les vols explosent dans l’Oise et la région parisienne.

Depuis le début de l’année 2026, un phénomène étrange gagne du terrain dans l’Oise et l’Île-de-France. Les voleurs ne s’en prennent plus aux moteurs ni aux roues, mais directement aux banquettes arrière des voitures. Dans plusieurs villages du sud de l’Oise, comme Mont-l’Évêque ou Nanteuil-le-Haudouin, des automobilistes se sont réveillés avec leur véhicule vidé de ses sièges arrière. Les cibles sont toujours les mêmes des Citroën C3 et des Renault Clio achetées en version utilitaire, c’est-à-dire avec seulement deux places à l’avant et un espace vide à l’arrière.

Pourquoi ces modèles précisément? Parce qu’ils coûtent moins cher à l’achat qu’une version classique. L’objectif des malfaiteurs est simple transformer ces véhicules commerciaux en voitures de tourisme capables d’accueillir cinq passagers. Selon les forces de l’ordre, le réseau est parfaitement organisé. Il y a ceux qui prennent les commandes, des garagistes peu scrupuleux qui acceptent de monter les pièces volées, et des équipes qui partent en opération commando la nuit pour dépouiller plusieurs voitures en quelques heures. Un gendarme résume la situation par une phrase choc « on a même plus de vols de banquettes que de cambriolages en ce moment. »

Les banquettes dérobées sont ensuite revendues entre 250 et 600 euros sur des plateformes de vente entre particuliers. Dans la zone couverte par la brigade de gendarmerie de Senlis, les vols d’accessoires automobiles ont bondi de 30% en un an. Et le phénomène ne se limite pas à l’Oise. Début juin, plusieurs automobilistes d’Othis, en Seine-et-Marne, ont eux aussi constaté la disparition de leurs sièges arrière. Un business parallèle qui profite du faible risque et de la demande croissante pour des pièces détachées à prix cassé.

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