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Économie

Decathlon les salariés montent au filet pour leurs salaires

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Quatre syndicats appellent à une mobilisation nationale le 6 juin. Ils réclament des hausses de salaire alors que l’enseigne de sport vient d’annoncer un bénéfice net en hausse de 16%.

La CFTC, la CGT, la CFE-CGC et l’Unsa ont uni leurs forces pour lancer un appel commun. C’est une première dans l’histoire de Decathlon. Leur mot d’ordre est clair: les salaires doivent augmenter. Sur un tract diffusé en interne, on peut lire un message sans ambiguïté: « Des bénéfices qui s’accumulent… le pouvoir des salariés qui recule ». Les syndicats dénoncent un déséquilibre grandissant entre la santé financière de l’entreprise et la situation de ses employés. Une pétition lancée fin mai a déjà recueilli près de 1400 signatures. Elle dénonce une entreprise qui « surperforme sur le dos de ses salariés ». La CFDT, de son côté, a elle aussi appelé à la mobilisation, pointant le refus de la direction de s’engager sur le pouvoir d’achat.

Le contexte financier donne du poids à ces revendications. En avril, Decathlon a annoncé un bénéfice net de 910 millions d’euros pour 2025, en progression de 16%. Le chiffre d’affaires atteint 16,8 milliards d’euros, soit une hausse de 4%. Les syndicats, emmenés par la CFTC première organisation de l’entreprise, scandent « nos salaires avant leurs dividendes ». En parallèle, les salariés subissent une charge de travail alourdie et des effectifs jugés insuffisants dans les magasins et entrepôts. « La pression pour atteindre les objectifs commerciaux ne cesse d’augmenter pendant que le pouvoir d’achat se dégrade sous l’effet de l’inflation », résume la CFDT dans un communiqué.

Decathlon est pourtant une marque adorée des Français. Fondée dans les années 1970, elle fêtera ses 50 ans en 2026. L’entreprise compte 1902 magasins dans 82 pays et emploie près de 103000 personnes. En France, elle possède 324 magasins, avec 6 ouvertures et une fermeture en 2025. Un nouveau président, Julien Leclercq, a pris les rênes cette année. Une nouvelle ère qui commence sous le signe des tensions sociales. La direction n’a pas encore répondu à l’appel intersyndical. Mais samedi 6 juin, les salariés comptent bien se faire entendre.

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