Monde
Côte d’Ivoire : le Conseil constitutionnel invalide les candidatures de Gbagbo et Thiam à la présidentielle

Le scrutin d’octobre se jouera sans les deux principaux opposants, renforçant la position du président sortant Alassane Ouattara. L’opposition dénonce une décision politique et conteste la légitimité du processus.
Le Conseil constitutionnel ivoirien a rendu sa décision concernant les candidatures à l’élection présidentielle du 25 octobre. Les dossiers de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été définitivement rejetés pour des motifs d’inéligibilité. Le premier est radié des listes électorales en raison d’une condamnation judiciaire, tandis que le second est écarté pour des questions liées à sa nationalité. La présidente de l’institution, Chantal Nanaba Camara, a justifié cette position en rappelant que la qualité d’électeur constitue une condition indispensable à toute candidature.
Cette décision place le chef de l’État sortant, Alassane Ouattara, en position de favori pour un quatrième mandat. Cinq candidatures ont été validées, incluant celles de l’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo, de l’ex-ministre Jean-Louis Billon, ainsi que celles d’Ahoua Don Mello et d’Henriette Lagou.
Les réactions au sein de l’opposition ont été immédiates et sans équivoque. Tidjane Thiam a dénoncé un processus électoral biaisé et un déni du droit des Ivoiriens à choisir librement leurs dirigeants. De son côté, Sébastien Dano Djedje, porte-parole de Laurent Gbagbo, a qualifié la décision de prévisible, affirmant que l’élimination des adversaires politiques était planifiée de longue date.
Le pouvoir, régulièrement accusé par ses détracteurs de manipuler le cadre électoral, maintient pour sa part que le Conseil constitutionnel agit en toute indépendance et dans le strict respect des textes en vigueur. La question du quatrième mandat d’Alassane Ouattara, bien que contestée par l’opposition, a été validée par l’institution en 2020 au motif que l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2016 avait remis à zéro le compteur des mandats.
La campagne s’annonce désormais marquée par un climat de forte tension politique. Les appels à l’union des forces d’opposition se multiplient, Simone Ehivet Gbagbo ayant elle-même plaidé pour une candidature commune afin de favoriser l’alternance. Reste à savoir si les dissensions internes permettront une telle convergence à quelques semaines du scrutin.

Faits DiversEn Ligne 5 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 5 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
PolitiqueEn Ligne 4 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
Faits DiversEn Ligne 6 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
PolitiqueEn Ligne 7 joursRéunions, fermeté et rideaux baissés avant une nouvelle mobilisation
PolitiqueEn Ligne 7 joursLa police tue, ce slogan qui mine le lien entre les insoumis et les forces de l’ordre
ÉconomieEn Ligne 6 joursL’unique usine française d’obus de 155 mm au bord du dépôt de bilan
ÉconomieEn Ligne 5 joursMoody’s maintient la note de la France en Aa3 et offre un répit à l’exécutif
















