Société
Catherine Trautmann étend son emprise sur Strasbourg en prenant la tête de l’Eurométropole

L’ancienne ministre socialiste, récemment réélue à la mairie, a été portée à la présidence de l’intercommunalité grâce à une alliance inédite avec des élus de droite, rétablissant un cumul de fonctions abandonné depuis un quart de siècle.
Catherine Trautmann consolide son retour sur la scène politique strasbourgeoise. Élue maire en mars dernier, la figure socialiste a été désignée ce vendredi présidente de l’Eurométropole de Strasbourg. Seule candidate en lice, elle a recueilli une large majorité des suffrages au sein de l’assemblée délibérante. Cette double casquette marque un retour à une pratique qui avait disparu après son précédent départ de l’hôtel de ville.
Cette élection a suscité des réactions contrastées au sein du conseil métropolitain. Des élus de l’opposition ont dénoncé une concentration excessive des responsabilités, y voyant un recul démocratique. La maire sortante écologiste a notamment fustigé cette personnalisation du pouvoir. Face à ces critiques, la nouvelle présidente a défendu sa légitimité, affirmant que sa priorité serait de renforcer l’unité et la collégialité entre les trente-trois communes membres.
L’enjeu est de taille. L’institution intercommunale gère un budget conséquent, supérieur à celui de la ville centre, et pilote des politiques structurantes pour l’agglomération, des transports à la gestion des déchets en passant par le développement économique. Pour obtenir cette présidence, Catherine Trautmann a scellé un accord avec deux élus de la droite locale, qui deviennent vice-présidents. Elle présente cette coalition comme une démarche transpartisane nécessaire pour associer l’ensemble des territoires aux décisions futures.
Ce rapprochement, qualifié d’inhabituel, s’est construit sur une opposition commune à la majorité écologiste sortante. Il intervient après une campagne municipale marquée par de vives tensions et des alliances électorales surprenantes. L’accord passé au second tour avec un candidat de la majorité présidentielle avait d’ailleurs provoqué des remous au sein de son propre parti.
Âgée de soixante-quinze ans, l’élue a tenu à répondre aux accusations de trahison des idéaux de la gauche, proférées par ses adversaires. Elle a réaffirmé son attachement à ses convictions tout en plaidant pour un rassemblement au-delà des clivages traditionnels, au service des habitants. Dans son discours d’intronisation, elle a également laissé entendre que sa priorité serait de restaurer un dialogue qu’elle estime avoir été négligé par l’équipe précédente, promettant une écoute renforcée envers toutes les communes de l’agglomération.

Faits DiversEn Ligne 5 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 4 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 5 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
Faits DiversEn Ligne 6 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
PolitiqueEn Ligne 7 joursRéunions, fermeté et rideaux baissés avant une nouvelle mobilisation
PolitiqueEn Ligne 7 joursLa police tue, ce slogan qui mine le lien entre les insoumis et les forces de l’ordre
ÉconomieEn Ligne 6 joursL’unique usine française d’obus de 155 mm au bord du dépôt de bilan
ÉconomieEn Ligne 5 joursMoody’s maintient la note de la France en Aa3 et offre un répit à l’exécutif
















