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Canicules en série les macronistes admettent avoir trop tardé à agir

Alors que la France suffoque sous une nouvelle vague de chaleur, plusieurs cadres de la majorité reconnaissent que le pays n’a pas assez anticipé…

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Canicules en série les macronistes admettent avoir trop tardé à agir

Alors que la France suffoque sous une nouvelle vague de chaleur, plusieurs cadres de la majorité reconnaissent que le pays n’a pas assez anticipé l’adaptation au changement climatique. Anciens ministres et conseillers dénoncent des investissements insuffisants et des politiques écologiques trop souvent mises de côté.

Les thermomètres flambent et les aveux tombent. Alors que l’Hexagone vit son deuxième épisode caniculaire de l’année, des figures historiques du camp présidentiel admettent un échec collectif. Le constat est partagé par ceux qui ont porté la politique climatique du gouvernement. On n’a pas été assez loin assez vite sur l’adaptation, a lâché l’ancien Premier ministre Gabriel Attal. Ses mots résonnent avec ceux d’Agnès Pannier-Runacher, qui a elle aussi dirigé la Transition écologique. Elle parle d’une course contre la montre et déplore un stop-and-go permanent. Trop de reculs, trop de renoncements, et aujourd’hui la facture s’alourdit.

Un conseiller qui a travaillé auprès de plusieurs ministres macronistes enfonce le clou. Selon lui, l’écologie est restée la variable d’ajustement des gouvernements successifs. Dès qu’il faut faire des économies ou gérer une crise, c’est la première enveloppe qu’on réduit. Les grandes ambitions affichées au début du premier quinquennat ont cédé la place à une réalité plus modeste. Les politiques d’accompagnement ont été les premières touchées. Résultat des courses alors que la chaleur frappe, le pays se retrouve à devoir courir après son retard.

Face aux sénateurs, la ministre actuelle de la Transition écologique Monique Barbut a reconnu que la réponse gouvernementale n’est pas à la hauteur. Elle promet d’augmenter les ressources dédiées à l’adaptation. Mais sans donner de chiffres ni de calendrier précis, les doutes persistent. Les prochains jours de forte chaleur seront un test de plus pour un pays qui, à en croire ses propres dirigeants, aurait dû commencer à se préparer bien plus tôt.

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