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Bolivie le retour des camions et la fin des barrages après l état d urgence
Les routes commencent à rouvrir en Bolivie. L armée a été déployée et les blocages diminuent mais la tension reste vive dans les fiefs de l ex président…


Les routes commencent à rouvrir en Bolivie. L armée a été déployée et les blocages diminuent mais la tension reste vive dans les fiefs de l ex président Evo Morales.
Dimanche la circulation a repris sur plusieurs axes majeurs du pays. La veille le président Rodrigo Paz avait décrété l état d exception pour mettre fin à sept semaines de manifestations et de barrages. Les militaires et les policiers sont intervenus et le nombre de points de blocage est passé d une cinquantaine à une douzaine. Les dernières zones de résistance se concentrent dans le département de Cochabamba et la région du Chapare des bastions de l ancien président de gauche Evo Morales. Ces barrages bloquent encore des routes stratégiques qui relient l ouest du pays à Santa Cruz le poumon agricole de la Bolivie.
Les semaines de protestation ont provoqué de graves pénuries de carburant de nourriture et de médicaments surtout à La Paz et dans la ville voisine d El Alto. Dès que les forces de l ordre ont dégagé les routes sur l Altiplano des camions transportant de l essence et du diesel ont recommencé à affluer vers ces deux cités. Une commerçante de 39 ans a confié son soulagement de pouvoir enfin retravailler après des semaines d arrêt forcé. Le ministre des Hydrocarbures a assuré que des camions citernes arrivaient dans les principales villes du pays et que l objectif du décret était de sortir le pays du blocage.
Le gouvernement de centre droit arrivé au pouvoir en novembre après vingt ans de gouvernements socialistes a réussi à signer des accords avec une partie des organisations syndicales dont la Centrale ouvrière bolivienne à l origine du mouvement. Mais les groupes paysans et les cultivateurs de coca fidèles à Evo Morales refusent tout compromis. Le président Paz accuse l ancien président de mener une tentative de déstabilisation et dit bénéficier du soutien de Washington. De son côté Evo Morales réfugié dans le Chapare depuis deux ans dénonce une persécution politique et affirme que le gouvernement cherche à l impliquer dans le trafic de drogue sur instruction des États Unis. La région du Chapare reste sous tension avec des coupures d électricité que le chef indigène dénonce comme une forme de pression.





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