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Beyrouth plongée dans la peur alors qu’Israël frappe encore plus fort

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Les bombardements israéliens sur la banlieue sud de Beyrouth ont poussé des centaines de familles à fuir, leur ville vidée de ses habitants. L’ONU se réunit en urgence, mais le Premier ministre Netanyahu promet d’intensifier la riposte.

L’armée israélienne a lancé de nouvelles frappes sur le fief du Hezbollah à Beyrouth, et ses troupes avancent plus profondément au Liban qu’elles ne l’avaient fait depuis vingt-six ans. L’ordre est venu directement de Benjamin Netanyahu, qui justifie cette escalade par des « violations répétées du cessez-le-feu » et des attaques contre les villes israéliennes. En représailles, le Hezbollah a revendiqué une missile sur une cible militaire dans le nord d’Israël, sans que l’armée israélienne confirme dans l’immédiat.

Dans les rues de la banlieue sud, la panique a pris le dessus. Des familles entières ont chargé leurs affaires dans des voitures, sur des motos ou à pied. « Nous avons immédiatement quitté la banlieue », raconte Hadi, un employé de 24 ans qui était rentré chez lui pendant la trêve. « Les déclarations israéliennes ont provoqué une panique générale. » En milieu de journée, les magasins sont fermés, les trottoirs déserts. La peur est revenue là où, depuis avril, le calme était à peu près revenu après des mois de frappes quotidiennes.

La diplomatie internationale tente de freiner l’engrenage. La France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU ce lundi. Emmanuel Macron affirme que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban ». L’Union européenne appelle aussi Israël à stopper son offensive. Mais Téhéran met une condition à toute trêve régionale : il faut d’abord un cessez-le-feu au Liban, pays entraîné dans le conflit depuis le 2 mars. De son côté, le président libanais Joseph Aoun dénonce une « agression féroce » tout en maintenant que les négociations restent « le seul moyen de mettre fin à la guerre ». Les États-Unis proposent un accord : le Hezbollah cesse ses attaques contre Israël, en échange de quoi Israël s’abstient d’escalader à Beyrouth. Le temps presse : depuis mars, plus de 3 400 personnes ont été tuées au Liban et plus d’un million déplacées, contre 26 morts côté israélien.

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