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Baptiste Chouzenoux contraint de dire stop à 32 ans

Après une énième commotion, le flanker de Bayonne met fin à sa carrière. Il fera ses adieux à Jean-Dauger ce samedi.

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Baptiste Chouzenoux contraint de dire stop à 32 ans

Après une énième commotion, le flanker de Bayonne met fin à sa carrière. Il fera ses adieux à Jean-Dauger ce samedi.

Le corps n’a pas suivi. À 32 ans, Baptiste Chouzenoux range les crampons, poussé dehors par des commotions cérébrales à répétition. Le troisième ligne de l’Aviron Bayonnais n’a joué que sept fois cette saison, et son dernier match remonte au 18 avril contre Pau. Ce jour-là, il a pris le coup de trop, le K.-O. qui ne pardonne pas. L’histoire de Paul Willemse en France, l’inquiétude autour du Rochelais Victor Haddad, tout ça donne le vertige. Chouzenoux ne veut pas risquer pire. Il avait une proposition pour intégrer le staff bayonnais et s’occuper de la touche, mais il repoussait l’idée. « Je n’ai pas l’impression d’être au bout de ma carrière », disait-il alors. La décision s’est imposée à lui.

Le joueur savait. En septembre dernier, il avouait au micro de 100 % Rugby : « Je suis suivi, je sais que c’est une fragilité chez moi. J’en ai fait pas mal dans ma carrière et j’ai toujours récupéré rapidement. » Mais les symptômes ont changé. Les maux de tête, les étourdissements, les migraines se sont installés plus longtemps. « Au fil des coups, j’ai la sensation d’être de plus en plus fragile, et que les symptômes traînent un peu plus. Le rugby est un sport de contact, ça va vite, et on ne peut pas tout contrôler », confiait-il. Alors il choisit de se préserver, un an avant la fin de son contrat.

Samedi, pour la dernière journée de Top 14, Chouzenoux vivra son dernier match à Jean-Dauger. Il partira avec les autres joueurs en fin de contrat, sous les yeux d’un public qui l’a vu batailler. Son avenir ? Il est peut-être déjà tracé dans le staff bayonnais, mais pour l’instant, seul le présent compte. Une page se tourne, doucement, tristement, avec la lucidité de ceux qui savent que la santé n’a pas de prix.

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