Culture
Aya Nakamura réduit en cendres une attaque raciste sur la scène du Stade de France
La chanteuse a ouvert sa série de concerts par une mise en scène choc, détruisant symboliquement un message injurieux qui l’avait ciblée avant les Jeux olympiques de Paris.
Vendredi 29 juin, Aya Nakamura a donné le coup d’envoi de sa résidence au Stade de France, une première pour une artiste féminine francophone dans cette enceinte. Peu après 20h30, les écrans géants ont projeté une banderole virtuelle affichant une phrase xénophobe déjà utilisée par un groupuscule d’extrême droite en mars 2024. L’image a ensuite semblé se consumer sous les yeux des spectateurs, laissant place à la chanteuse entourée de ses danseurs et d’effets pyrotechniques. Cette performance visuelle renvoyait directement à la polémique qui avait entaché sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.
En septembre 2025, dix militants de la mouvance identitaire avaient été condamnés pour injure après avoir déployé une banderole similaire devant le siège de son label. Les peines prononcées allaient de 2 000 à 3 000 euros d’amende, parfois assorties de sursis, tandis que trois autres prévenus avaient été relaxés. En brûlant ces mots sur scène, Aya Nakamura a transformé une attaque en un geste artistique et politique, réaffirmant sa place dans le paysage musical français.
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