Monde
Attentat meurtrier dans une église de Damas : l’État islamique dans le viseur des autorités syriennes

Un attentat suicide a frappé une église chrétienne de la capitale syrienne, faisant 22 victimes et des dizaines de blessés. Les autorités pointent du doigt le groupe jihadiste.
Un drame sanglant a secoué Damas ce dimanche lorsqu’un kamikaze a ciblé l’église Saint-Elie, située dans le quartier de Dwelaa. L’attaque, revendiquée par les autorités locales comme l’œuvre de l’État islamique, a provoqué une explosion dévastatrice suivie de tirs, semant la panique parmi les fidèles présents. Les bilans officiels font état de 22 morts et 63 blessés, dont plusieurs enfants et personnes âgées.
Les images des lieux montrent une scène de désolation : des bancs pulvérisés, des icônes brisées et des traces de sang recouvrant le sol. Des témoins évoquent un assaillant armé ayant ouvert le feu avant de déclencher sa ceinture explosive. « Nous avons entendu des détonations, puis tout a tremblé », raconte un habitant du quartier, encore sous le choc. Parmi les familles endeuillées, une mère cherche désespérément son fils, dont le téléphone reste injoignable.
La communauté internationale a unanimement condamné cet acte qualifié de « lâche » et « abject ». Plusieurs pays, dont la France et les États-Unis, ont appelé à protéger les minorités religieuses dans ce contexte de transition politique fragile. Les nouvelles autorités syriennes, issues du renversement de Bachar al-Assad fin 2024, sont sommées d’enquêter rigoureusement et de garantir la sécurité des lieux de culte.
Le ministère syrien de l’Intérieur assure que cette attaque vise à « saper la coexistence pacifique » entre les communautés. Toutefois, le patriarcat orthodoxe local exige des mesures concrètes pour prévenir de tels drames. Malgré les récentes opérations antiterroristes menées contre des cellules dormantes de l’EI, la menace persiste, rappelant l’urgence d’une stabilisation durable du pays.
Cette tragédie intervient dans un pays encore marqué par une décennie de conflit, où l’État islamique, bien qu’affaibli, conserve une capacité de nuisance. Les zones désertiques syriennes serviraient toujours de refuge à des groupes jihadistes, selon les analystes. Les autorités promettent de « poursuivre les efforts pour rétablir la paix », mais le chemin s’annonce semé d’embûches.

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