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Attal en campagne, une start-up politique aux moyens colossaux

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Le candidat s’appuie sur un noyau dur de fidèles et un trésor de guerre inégalé, mais son camp reste divisé sur sa stratégie et son éloignement d’Emmanuel Macron.

L’équipe rapprochée de Gabriel Attal est parfois surnommée les « power rangers » par l’intéressé lui-même, un clin d’œil générationnel. Au cœur du dispositif, Maxime Cordier, ancien collaborateur issu de la droite, est considéré comme le véritable stratège. Il a suivi Attal du porte-parolat jusqu’à la direction de Renaissance. Les deux hommes se connaissent depuis Sciences Po Paris, où ils s’étaient affrontés lors d’un débat étudiant. Un autre proche, Louis Jublin, conseiller en communication, n’apparaît plus dans l’organigramme officiel depuis le départ de Matignon mais reste influent.

Au sein du parti, une trentaine de groupes de travail réunissent près de 400 personnes, élus et hauts fonctionnaires, pour élaborer le programme. Grégory Guillaume, ancien conseiller à Matignon, dirige le pôle « idées », tandis que le maire de Zimmerbach, Benjamin Huin-Morales, coordonne l’ensemble.

Le financement des meetings suscite des interrogations. Pour le rassemblement du Parc des Expositions de Paris, le parti avance une facture de plusieurs centaines de milliers d’euros, loin du million. Renaissance reste, de loin, la formation la mieux dotée pour la présidentielle. Grâce à son hégémonie passée à l’Assemblée, elle a perçu plus de 100 millions d’euros de financement public entre 2017 et 2022. Même si cette manne a diminué, le parti a revendu son vaste siège pour se loger dans le septième arrondissement de Paris, conservant de quoi financer une campagne dont le plafond légal est fixé à 16,5 millions d’euros au premier tour.

En revanche, Gabriel Attal peine à rassembler toutes les figures de son camp. L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a quitté les instances du parti. La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet et la ministre Aurore Bergé ont annoncé leur absence. Le candidat s’entoure de fidèles comme Franck Riester, Prisca Thévenot et Antoine Armand, et attend quatre ministres et une quatre-vingtaine de parlementaires. Certains députés macronistes, tout en se rendant au meeting, prévoient également d’assister à celui d’Édouard Philippe, appelant à une convergence des idées du bloc central.

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