Europe
Andy Burnham devient Premier ministre et remanie son équipe sur fond de crise du pouvoir d’achat
Le nouveau locataire du 10 Downing Street prend ses fonctions en déplaçant plusieurs proches de Keir Starmer. Il promet des mesures rapides pour le…

Le nouveau locataire du 10 Downing Street prend ses fonctions en déplaçant plusieurs proches de Keir Starmer. Il promet des mesures rapides pour le quotidien des Britanniques.
Andy Burnham a officiellement pris ses fonctions lundi, devenant le septième Premier ministre britannique depuis le référendum de 2016 sur le Brexit. L’ancien maire du Grand Manchester succède à Keir Starmer, qui a quitté le pouvoir après deux ans. Dès son arrivée, le nouveau chef du gouvernement a formé un cabinet remanié, éloignant plusieurs figures clés de l’ère Starmer. Les médias britanniques parlent de « purge » et de « surprise » en voyant John Healey, ancien ministre de la Défense écarté sous Starmer pour un désaccord budgétaire, récupérer le très stratégique poste des Finances. Il hérite d’une situation économique délicate, avec une croissance faible et des caisses de l’État serrées.
Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, un ancien ministre de la Santé ambitieux. Il devra mettre en œuvre un plan d’investissement décennal pour moderniser l’armée britannique. Cette question budgétaire avait déjà fragilisé le gouvernement Starmer en juin. Le nouveau ministre a assuré l’Ukraine du soutien de Londres, après que Burnham s’est entretenu au téléphone avec Volodymyr Zelensky, Donald Trump et Emmanuel Macron. Ed Miliband, jusqu’alors ministre de l’Énergie, devient chef de la diplomatie. La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l’immigration, est maintenue. En revanche, David Lammy, ancien numéro deux de Starmer qui cumulait Justice et vice-Premier ministère, a été écarté du nouvel exécutif.
Andy Burnham réunit ce mardi son équipe gouvernementale pour annoncer des premières mesures contre la hausse du coût de la vie. Il veut agir vite, conformément à son discours d’investiture où il a promis les « changements les plus profonds de ces quarante dernières années ». Sans notes et sans pupitre, entouré de sa famille, le nouveau Premier ministre a fixé ses priorités : réindustrialiser le pays, construire davantage de logements sociaux et bâtir une « nouvelle économie » où l’État reprend le contrôle sur les services essentiels. Il a aussi promis de mettre fin au sans-abrisme, après avoir visité un refuge le matin même de sa nomination. Surnommé « le roi du Nord », Burnham veut décentraliser le pouvoir et installer un « N°10 du Nord » à Manchester. Les travaillistes comptent sur lui pour stopper la progression du parti anti-immigration Reform UK, en tête des sondages pour 2029. Avec sa popularité acquise grâce au renouveau de Manchester, il espère redonner de l’espoir à un pays en quête de stabilité.
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