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Société

« Agente russe » : la chroniqueuse Fedorova au cœur d’un nouveau bras de fer

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Le député européen Raphaël Glucksmann accuse la collaboratrice des médias Bolloré d’être une courroie de transmission de la propagande du Kremlin et exige son retrait de l’antenne.

Dans l’émission Le Grand Jury, diffusée dimanche sur RTL, Public Sénat, Le Figaro et M6, le patron de Place Publique a jugé que Xenia Fedorova ne devait plus avoir accès aux micros des chaînes du groupe Bolloré. Selon lui, cette ancienne directrice de la version française de RT n’est ni une journaliste ni une commentatrice, mais une « agente russe » œuvrant depuis le début de l’offensive en Ukraine pour le compte du régime de Vladimir Poutine. Il a estimé que les médias de Vincent Bolloré, en lui offrant une large tribune, se transforment en relais de la propagande poutinienne. Il a également dénoncé une forme de patriotisme de façade, affirmant que ces positions servent en réalité des intérêts étrangers hostiles à la France et à l’Europe.

Xenia Fedorova intervient régulièrement sur CNews et Europe 1, tient une chronique dans le JDNews et anime l’émission religieuse « Lumières orthodoxes » sur CNews et CStar. Sa présence divise jusqu’au sein du gouvernement français, certains responsables l’accusant de dérouler la propagande du Kremlin. En réaction, Arnaud Lagardère, gérant de Lagardère Radio, et Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+ France, ont publié une tribune dans le JDD pour défendre sa place dans le paysage audiovisuel. Ils ont souligné qu’elle contribue depuis près de dix ans à sa diversité et apporte un éclairage rare sur le conflit russo-ukrainien. Ils ont précisé ne pas approuver toutes ses positions, mais s’opposer à sa délégitimation systématique.

Vendredi, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, avait déjà volé à son secours en affirmant qu’elle n’était pas un agent russe mais une journaliste, et que sa présence relevait d’un enjeu de liberté d’expression.

Plus largement, Raphaël Glucksmann a déploré le silence des responsables politiques sur la guerre en Ukraine, alors que le risque d’un conflit sur le sol européen avant 2029 reste élevé. Il a appelé à un soutien massif à Kiev, non seulement par solidarité, mais aussi par intérêt vital pour la sécurité de l’Europe.

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