Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Acheter un logement en 2026 un privilège de plus en plus rare

Pour la première fois depuis dix ans le nombre de propriétaires recule en France. Seuls les foyers aux revenus élevés parviennent encore à acheter tandis…

Article

le

Acheter un logement en 2026 un privilège de plus en plus rare

Pour la première fois depuis dix ans le nombre de propriétaires recule en France. Seuls les foyers aux revenus élevés parviennent encore à acheter tandis que les jeunes et les investisseurs locatifs sont mis sur la touche.

Le constat est clair et sans appel. La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) vient de publier un rapport qui montre un marché en pleine contraction. Les chiffres parlent d’eux-mêmes le nombre de propriétaires baisse et l’accès au crédit devient un vrai parcours du combattant. Aujourd’hui, avec moins de 50 000 euros de revenus annuels, acheter un bien est quasi impossible. Les taux de crédit continuent de grimper tandis que les prix ne fléchissent quasiment pas ils n’ont baissé que de 0,1% sur un an en juin 2026.

Les ménages les plus modestes ne sont pas les seuls touchés. Les investisseurs locatifs eux aussi désertent le marché. Leur part a été divisée par cinq en l’espace de cinq ans. Quant aux secundo accédants ces familles qui voudraient changer de logement pour plus grand ou mieux situé ils préfèrent rester chez eux. Pourquoi ? Parce qu’ils ont décroché un crédit à un taux avantageux autour de 1% et qu’ils ne veulent pas le perdre. Résultat le marché s’enfonce dans une forme de paralysie.

Les jeunes sont en première ligne. Selon la Fnaim, 60% d’entre eux peinent à se loger. Un tiers a même dû renoncer à ses études faute de trouver un toit. Le président de la fédération, Loïc Cantin, parle d’une paupérisation de l’accession à la propriété. Pourtant, il voit une lueur d’espoir. Historiquement, quand le volume des ventes chute, les prix finissent par baisser. L’exemple de 2023 est frappant des biens surévalués avaient alors perdu 12 à 15% de leur valeur pour s’ajuster au pouvoir d’achat réel. La Fnaim table sur 920 000 ventes en 2026, soit 5% de moins qu’en 2025. Le rebond pourrait venir de cette baisse des prix, si elle se confirme. Mais pour l’instant, le marché attend un vrai déclic.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus