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Accusée de cohabitation frauduleuse, une mère privée de ses allocations saisit la justice

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Privée de près de 1 100 euros d’aides mensuelles depuis dix-huit mois, cette femme conteste les accusations de la CAF et attend son procès pour prouver sa bonne foi.

Depuis un an et demi, une mère de famille de Creil, dans l’Oise, ne perçoit plus le revenu de solidarité active ni l’aide personnalisée au logement, soit environ 1 100 euros par mois. La caisse d’allocations familiales lui reproche de vivre encore avec son ancien compagnon sans l’avoir déclaré, ce qu’elle réfute catégoriquement. La séparation remonte à 2013, assure-t-elle, et elle affirme que tous les documents administratifs, bancaires et fiscaux produits attestent de cette situation. Malgré ces pièces, l’organisme maintient ses soupçons et a suspendu les prestations. Son avocat estime que les preuves fournies auraient dû suffire à écarter l’accusation de fraude et demande l’annulation de la notification ainsi que le rétablissement des aides. L’affaire est désormais examinée par le pôle social du tribunal judiciaire de Beauvais, avec une audience au fond prévue le 11 juin.

En attendant cette échéance, cette ancienne cheffe d’entreprise a dû fermer sa société, faute de ressources. Son dossier de surendettement a été accepté en février dernier. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de son enfant, elle dépend aujourd’hui des Restos du Cœur, des aides d’urgence du département, du centre communal d’action sociale de Creil et du soutien financier de sa famille. Ce litige met en lumière les difficultés de dialogue entre les allocataires et l’administration, alors que la mère de famille assure vivre séparée de son ex-conjoint depuis plus de dix ans.

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