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À Saint-Denis, Mélenchon dénonce le « suprémacisme » du RN et défend le droit du sol

Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat insoumis a lancé sa campagne en accusant le Rassemblement national de vouloir diviser les Français par…

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À Saint-Denis, Mélenchon dénonce le « suprémacisme » du RN et défend le droit du sol

Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat insoumis a lancé sa campagne en accusant le Rassemblement national de vouloir diviser les Français par ethnie et religion. Il a aussi rendu hommage à l’héritage de l’immigration, en réponse aux projets de Jordan Bardella sur le droit du sol.

Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a choisi Saint-Denis pour ouvrir sa campagne présidentielle. Un lieu symbolique, aux portes de Paris, où il a planté son discours comme un drapeau. Face à la basilique, il a attaqué frontalement le Rassemblement national. Pas question de polémiquer sur les sujets du moment. Il a préféré poser son propre cadre. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella, selon lui, ne serait pas simplement un parti d’extrême droite classique. Il porterait un projet bien plus radical. Mélenchon a parlé de « suprémacisme ». Un mot lourd, qui renvoie à l’idée de hiérarchie entre les êtres humains. Une volonté de diviser le peuple « en ethnie et en religion », a-t-il expliqué. Pour lui, cette logique viendrait des guerres du Moyen-Orient et du trumpisme. Et elle trouverait en France un porte-voix au sein du RN.

Le candidat insoumis a ensuite visé directement Jordan Bardella, le président du parti. Il l’a qualifié de « bon trumpiste » et a dénoncé son projet de supprimer le droit du sol à la naissance. Une mesure qu’il a qualifiée de « crime anti-national ». Mélenchon a alors scandé une formule simple, répétée plusieurs fois par la foule « Né en France, Français ». Il a enchaîné en citant le nouveau maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, pour rappeler qu’un Français sur trois est un héritier de l’immigration. Un chiffre qu’il a brandi comme une preuve, une fierté. « On est chez nous », a-t-il lancé, reprenant un slogan qui a fait vibrer la place. Il s’adressait directement à ceux qu’il appelle « les fachos ». Non, la France ne renoncera pas aux sacrifices et à l’amour de ses grands-parents immigrés, ceux qui ont bâti le pays.

Derrière cette charge, Mélenchon a voulu redessiner les lignes. Son message est double. D’un côté, il dénonce ce qu’il perçoit comme une dérive identitaire et racialiste venue des États-Unis et du Proche-Orient. De l’autre, il oppose une vision de la France unie, forgée par des générations d’immigration. Il a conclu en affirmant sa croyance dans l’intelligence du pays. « Notre pays n’est pas raciste, notre pays n’est pas fasciste », a-t-il martelé. Une façon de dire que le RN ne représente pas la France, mais une idéologie importée. Et un appel à ne pas céder à la division, à l’heure où la campagne électorale s’annonce tendue.

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