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_**Les habitants de La Grande-Motte exaspérés par une invasion massive de moustiques**_

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Depuis le début du mois d’avril, la cité balnéaire de l’Hérault est confrontée à une prolifération exceptionnelle de moustiques, au point de pousser la mairie à organiser une vaste opération de démoustication.

Dans le port de La Grande-Motte, les promeneurs ne cessent de se frictionner les bras et les jambes. « Cette année, c’est un véritable fléau. Ils sont partout et d’une taille impressionnante », confie un vacancier venu avec des amis. Ces derniers, en séjour pour le week-end, décrivent des insectes « gigantesques » qui gâchent leurs balades en bord de mer. Les riverains, excédés, ont relayé leur mécontentement via une pétition lancée par une habitante, laquelle a recueilli près de huit cents signatures en quelques jours.

Face à cette situation, la municipalité a sollicité l’intervention de l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen. Lundi dernier, une opération spéciale a été menée sur un linéaire de dix-neuf kilomètres. Les autorités locales précisent qu’il s’agit d’un traitement ponctuel, réservé à des circonstances exceptionnelles, et strictement encadré. Cette initiative vise également à préparer la saison estivale et l’afflux touristique.

Les professionnels du secteur subissent de plein fouet cette invasion. Un restaurateur installé depuis plusieurs années dans la station balnéaire témoigne des désagréments quotidiens. « Dès le début avril, l’odeur de citronnelle flottait en terrasse. Nos clients ne cessent de se plaindre et de se gratter », raconte-t-il. Il ajoute avoir dû s’approvisionner massivement en répulsifs pour son personnel et lui-même, évoquant des fins de journée « insupportables ».

Du côté des pharmacies, le constat est tout aussi frappant. Un pharmacien local indique avoir écoulé en trois semaines l’équivalent de ses ventes annuelles de produits anti-moustiques. Il attribue cette recrudescence aux conditions météorologiques de l’hiver dernier. « Après les fortes pluies, de nombreuses poches d’eau stagnante sont restées. Cela a créé un environnement idéal pour la reproduction des moustiques », explique-t-il.

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