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L’ombre d’un scandale plane sur Pedro Sánchez alors qu’un accusé le place au sommet d’un réseau présumé de corruption

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Un entrepreneur jugé dans une affaire d’achat frauduleux de masques pendant la pandémie a directement impliqué le chef du gouvernement espagnol, affirmant qu’il occupait la première place au sein de l’organisation criminelle.

Dans le cadre d’un procès retentissant pour corruption, un homme d’affaires a mis en cause le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le présentant comme la figure de proue d’un réseau illicite. Víctor de Aldama, poursuivi aux côtés de l’ancien ministre des Transports José Luis Ábalos et de son ex-conseiller Koldo García, a livré un témoignage accablant mercredi devant la Cour suprême. L’affaire porte sur des contrats publics surfacturés pour l’acquisition de millions de masques au plus fort de la crise sanitaire, impliquant des gouvernements régionaux socialistes.

Víctor de Aldama, qui a collaboré avec la justice et comparaît libre, a décrit sa première rencontre avec Pedro Sánchez, orchestrée par Koldo García. Selon son récit, le chef du gouvernement l’aurait remercié chaleureusement pour son travail, un geste qui l’a frappé par la complicité affichée entre Sánchez et son intermédiaire. Lorsqu’il s’en est étonné auprès de Koldo García, ce dernier lui aurait confié que le Premier ministre lui devait beaucoup, sans plus de précisions.

L’accusation soutient que José Luis Ábalos servait de passerelle pour décrocher des marchés publics, tandis que Koldo García agissait comme courrier et que Víctor de Aldama organisait la vente des masques, empochent les bénéfices. En retour, l’ancien ministre aurait perçu des sommes d’argent et des avantages en nature, finançant un train de vie luxueux, des vacances familiales et même l’appartement madrilène de sa maîtresse.

Devant les juges, Víctor de Aldama a affirmé qu’une partie des commissions générées par ces contrats frauduleux avait servi à financer le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il a dressé une hiérarchie claire du réseau, plaçant Pedro Sánchez au premier rang, suivi de José Luis Ábalos, Koldo García et lui-même en quatrième position.

Face à ces accusations, le Premier ministre a constamment nié tout lien avec les fonds détournés et toute connaissance des activités illicites de ses anciens collaborateurs. L’opposition politique a immédiatement saisi cette affaire pour mettre en cause la gestion de Sánchez.

Le procès, qui a débuté le 7 avril, devrait s’achever ce jeudi avant la mise en délibéré. Ce scandale s’ajoute à d’autres enquêtes qui fragilisent l’entourage du chef du gouvernement. Son épouse, Begoña Gómez, pourrait être jugée pour avoir présumé de sa position à des fins privées, tandis que son frère, David Sánchez, comparaîtra en mai pour trafic d’influence dans l’obtention d’un poste public régional.

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